Journal personnel de Bord au long de
l'Expédition "Changing Oceans"
La dernière chronique est
disponible ici !
01 Septembre : Rien à signaler , les quarts se succédent et nous
allons faire désormais de la voile et de la plaisance, voire du tourisme,
jusqu’à mon retour sur terre. L’expédition n’est pas totalement finie car il
reste un évenement de communication en Septembre sur Londres, et puis le retour
via Brest, St Nazaire, Lisbonne, Malaga, les Baléares pour l’hivernage en
Novembre.
Je n’en serai pas, car le
programme scientifique s’est achevé avec le « Dudulle »et les études
de densité de la crépidule, et je débarquerai prochainement après l’exploration
des côtes anglaises faites pour le
plaisir !...et envisager un dur retour à la civilisation, mais…. pas avant
début Octobre ! Histoire d’avoir un sas de décompression …
On en est à faire les cartons, à préparer les
renvois de matériels, à échanger les fichiers, faire les derniers nettoyages
avant la mise au placard jusqu’à l’année prochaine.
On est aussi à l’heure des
bilans.
Le mien est très positif. Une
aventure humaine, d’abord, avec des rencontres, une absence de routine, un gros
zeste d’imprévus, des leçons à tirer, des enseignements reçus ou donnés, le tout pour à la fois une richesse
personnelle et commune de tout ce qui a
été entrepris et réalisé. Je ne suis pas un marin, mais j’adore ce bateau. J’ai
rencontré des gens formidables. J’ai fait des choses que jamais je n’aurais pu
entreprendre. J’ai vu sur le terrain les beautés et les menaces de ces mers
traversées….Je me prend à aimer encore
plus la mer. Elle n’en mérite que plus de protection. Il va être temps de
songer aux prochains projets en ce sens.
A tous ceux qui m’ont suivi, je dis un Grand Merci. Les
réactions, les commentaires, les petites pensées envoyées par mail ont été
des soutiens précieux. A bientôt, peut être pour d’autres aventures….
31 Aout : La technique mise au point hier
sur le Dudulle marche ! Toujours en
assistance au Zodiac, seul cette fois,
sans moteur, je reste en dérive vers le Dudulle depuis le bateau. Soleil
radieux, temps chaud : on commence en polaire et on termine en T-shirt.
Beaucup de voiles sur la mer. En fin d’après midi, retour au port pour déposer
nos 2 scientifiques. Une série de 12 points a été réalisée. Ils ont aussi
engrangé une expérience sur la technique d’immersion du Dudulle à partir d’un
bateau de ce type. Généralement, ils le font à partir d’un bateau de recherche
océanographique. Sauf que cela leur revient à près de 7000 euros la
journée ! Inutile de dire que ce type de campagne est du pain béni pour
tester ou mesurer in situ à cout moindre.
Stop de 2 heures à Portsmouth,
le temps de débarquer, de faire une interview et une vidéo (j’ai oublié de dire
que je suis aussi chargé de vidéo pour ce dernier programme, puisque nous
sommes en équipage restreint), et de prendre une douche. Et départ pour le
large, direction Plymouth, pour 2 jours de navigation. Et on attaque les
quarts. Le 21h-24h sera pour moi. Mer agitée, vent faible, on supporte bien sa
polaire…
30 Aout : Hier, en fait, nous sommes restés au port à faire des essais avec le
« Dudulle », - baptisé par
nous-mêmes, qu’on se rassure, espèce de cage montée sur 2 patins en feraille
(comme des skis), et qui supporte batteries, caméra, flash, apparail photos qui
serviront à photographier les fonds autour de l’isle de Wight, pour étudier
l’expansion et la dansité de la crépidule un coquillage envahisaant dont on ne
connait pas le rôle positif ou négatif dans l’écosystème, et qui fait l’objet
d’un vaste débat. Le problème consiste en la mise à l’eau à partir du bateau
avec immersion de l’engin, immersion des cables de monitoring (Il y a un
moniteur TV relié présent sur le bateau pour le contrôle des images et de
l’atterissage de l’engin) et retour à la surface et rechargement sur le bateau.
Pas simple à partir d’un voilier…Nous passerons l’après-midi à faire différents
essais, y compris une immersion dans le port.
L’immersion et le retour se fera avec l’aide du zodiac où se trouveront
2 équipiers, dont je fais partie, pour assurer le largage et la récupération.
Beau soleil, mais vent fort, qui nous a fait rester au port.
Aujourd’hui, sous un soleil
radieux, nous avons réalisé les premières immersions avec quelques premiers
soucis : la luge se tord, la marée et les courants empêchent d’y voir
quelque chose, le flash (ou plutôt son cable) fait des caprices. Je passe ma
journée en zodiac, au moteur, entre 2 vagues, au soleil, à parfaire les
manœuvres d’immersion. L’eau est fraîche et j’ai noyé les manches de 3
polaires. Mais bon, qu’est ce que l’on ferait pas pour la science …Les 6 lieux
d’immersion prévus pour la journée sont réalisés avec des résultats mitigés
(toujours ce foutu flash). Le soir, on se met au mouillage dans une baie charmante.
La côte est très belle : falaises de craies, superbes maisons ou châteaux,
rochers dentelés créées par l’érosion, plages de sable désertes (pas de
baigneurs ! Etonnant …) Après le repas, une tentative test de préparation
est entreprise : on enlève les patins
du Dudulle pour le lendemain, pour se contenter de prendre des photos
point par point, plutôt qu’une capture photo à partir d’une vidéo.
29 Aout : Hier soir, un restaurant indien pour conclure une
saison avec l’equipe partante et faire connaissance avec l’équipe arrivante. Et
beaucoup d’émotions ce matin quand nos compagnons de route de longue date nous
ont quittés. On est presque une famille. Vivre des moments forts, difficiles,
sympas, tisse des liens que nous ne
re-tisserons plus jamais de cette façon. On se promet de se revoir, mais l’on sait également que cela sera difficile,
voire improbable. Nous partons dans une demi-heure pour 3 jours de navigation
et de projets. Le matériel scientifique est à bord et a été monté ce matin. Pas
de prochaines mises avant jour avant la fin de semaine au mieux.
28 Aout (20h30) : La navigation de fin de journée
s’est bien passée. Pas de vent. Un soleil
couchant magnifique et une navigation sous voiles de nuit, avec une lune
qui joue à cache-cache avec les nuages. Musique, et discussion pendant les
quarts. Arrivée ce matin à Portsmouth, ou plutôt Gosport, le bled en face, un
canal nous séparant. La marina est chic. Les sanitaires sont luxueux et
gratuits. Un petit tour en ville me démontre que le Royaume uni ne sera jamais
en Europe. On est chez les martiens. Rien n’est pareil. Le bon coté, c’est la
politesse extrême, le sens de l’accueil qui manque en France. Le mauvais
coté : pourquoi roulent-ils à gauche, et persistent ils à manger aussi
mal ? Culturement nous socialisons à table, eux c’est au pub autour d’une
pinte. Manger, c’est juste pour se sustenter. Et on se demande ce qu’ils
mangent qunad ils payent un steak 5 euros dans certains pubs …Bon, ça ne les
arrange pas non plus, coté physique. En plus, ce sont les seuls qu’on ne
comprend pas quand ils parlent anglais. Il faut dire que nous pratiquons le
globish et pas la langue de Shakespeare...
Aujourd’hui grand nettoyage du
bateau, arrivée de 5 nouveaux compagnons de la fondation, 4 partants, et aussi
prise de contact avec 2 jeunes scientifiques qui nous rejoindront demain
matin pour entamer nos travaux sur l’expansion de la crépidule, espèce invasive
qui menace potentillement les moules et les huitres de Sa Majesté.
Le temps est beau (grand
soleil, oui au Royaume Uni !) le vent est frais… et j’ai bouclé ma
dernière chronique, maintenant sur le site (ici : http://daniel.krupka.free.fr/Chroniques.htm )
27 Aout (16h30) : Une nuit humide et froide. Pas
d’étoiles. Un quart entre 3 et 6h du matin. Des porte-containers, des feux, on
a traversé le rail de nuit. Un bateau cow-boy est veu même nous empécher de
s’approcher d’un autre bateau. On doit avoir l’air de pirates avec nos voiles.
Depus ce midi, la mer s’est calmée, ce qui permet de se tenir à table, de lire,
bref de faire autre chose que se cramponner et dormir. Arrivée prévue demain
matin.
Discussion avec Rick, présent
sur le bateau en récompense d’idées innovantes données chez notre
sponsor : il n’a pas moins proposé et calculé que mettre des paneaux
solaires et des éoliennes sur les silos en bord de mer de notre sponsor leur
permettrait d’être auto-sufffisant énérgétiquement (bureaux/ chauffage/
refroidissement).Pad cadre, mais curieux, intellignet et motivé, c’est un
garçon charmant, père de quatre enfants, qui veut faire une différence. Musicin
et Compositeur de musique aussi, c’est un amateur de blues, terrain où nous
nous sommes retrouvés. Le monde est plein de gens sympas.
26 Aout : Bon, on savait qu’on allait avoir une mer pas très
gentille. On l’a eu. Les premiers quarts ont mis KO 3 personnes sur 8. Houle
courte, vagues de 2/3m, vent contraire, pluie, que du bonheur. Ceici dit, être
à la barre d’un bateau qui monte en ascenseur et qui redescend aussitôt en
plongeant le nez dans le creux de la vague et en ressorti, laisse une sensation
de puissance devant les élements qui fait oublier le froid, l’humidité. Les
quarts continueront jusqu’au 28 matin. Personne n’a mangé les repas prévus. On
grignote, on se sustente, et on se dépêche d’essayer de dormir quand c’est
possible avant le quart suivant (6h entre 2 quarts)…
25 Aout : Le mauvais temps nous a cloués une journée
supplémentaire sur place. Cela fait donc 3 jours que nous attendons une fenêtre
météo potentielle. C’est promis on part ledemain à 5h00. La journée, je l’ai
passée à réaliser ma 28ème chronique (réassemblage d’interview, bande son, voic
eover en françcias, et montage final) et
également à l’élaboration de textes et voice over pour les films en Baltique.
Rien de spécial à signaler. On tue le temps comme on peut.
24 Aout (19h 10) : Nous sommes toujours à quai et
ne partirons au mieux que demain. Grasse matinée pour tout le monde jusqu’à
10h. La tension et la fatigue des derniers jours ont pesé sur les derniers vaillants, et il y a une relâche de tension
qui fait dormir tout le monde. Cela a un goût de dimanche, avec grass’ mat’,
petit déjeuner copieux, repas avec un demi-verre de vin (nous sommes « sec »
d’habitude). Nous avons donc rechargé nos batteries jusqu’ à 14h, heure où nous avons préparé le
bateau pour le mauvais temps en Mer du Nord et en Manche : ris dans les
voiles, arrimage de tout ce qui peut « voler », lignes de vie, plein d’eau, etc… et puis 2h et demie à
chercher un accès internet …en vain. Mais cela m’a valu de faire un tour à moto
(650 APRILIA), car ayant fait chouc-blanc, Joos m’a amené dans son appartement à moto pour me laisser
un accès à Internet.
Quelques sensations de vent de
pluie, de vitesse, bien agréables. Les conditions météo sont tellement
mauvaises (vent extremenment fort, orage avec tonnerre, mais soleil …), que
peut être on restera encore une journée.
Le « bel espoir », bateau du Père Jaouen, nous a rejoints au port.
Leur routeur, Pierre Lasnier, leur a conseillé de ne pas prendre la mer avant
demain. Je crois que nous allons nous calquer sur eux...
23 Aout (18h) : Ce matin, ce fut le départ
après un changement de temps et de température important. Trombes d’eau le
matin pendant que l’équipage remettait en place la nouvelle bôme de pique. Vent
fort (35 noeuds) pour un départ dans le désordre en compagnie du
« Göteborg », dans un premier temps. Un passage d’écluse long et
pénible jusqu'à Ijmuiden, où Cécilia et Sylvain, nos vidéastes, nous quittent
pour rentrer à Genève monter le film sur la mer de Wadden avant jeudi, sa date
de livraison. Ils auront passé un temps important dans le carré sans voir la
lumière du jour pendant ces 2 semaines … Entretemps, depuis Paris, Léo met la
touche finale aux 2 fims sur la Mer Baltique.
A cette heure, nous sommes en
attente. Bien que le soleil soit réapparu, le vent est fort, les conditions
météo devraient nous ouvrir une fenêtre de sortie vers l’angleterre cette nuit
vers 3 h du matin. Mais l’on sait que le trajet et l’arrivée à Porstmouth ne
sera pas une partie de plaisir. Joos, de l’ONG Coast & Sea, va nous quitter
également. Elle ne nous a pas quittés pendant notre séjour, puisqu’elle est
devenue la compagne de notre pirate de bord.
Ca sent la fin d’expédition,
fin d’été, de vacances. Beaucoup de départs, de pages qui se tournent, d’au
revoir qui seront des adieux. Et plein de souvenirs communs, d’expériences,
bonnes ou mauvaises. SAIL 2010 aura été un événment majeur qui aurait mérité un
arrêt de 2 jours supplémentaires pour découvrir la ville et se refaire une
santé.
Nous voilà sept sur le bateau,
avec un seul nouveau arrivant, Rick qui était à la tête des volontaires pendant
3 jours, et qui reste jusqu’à Porstmouth le 28. Et 3 autres compagnons de route
vont quitter le bord au plus tard dans cinq jours, remplacés par des nouvelles
têtes.
19h30 : La confirmation
vient de tomber : pas de départ avant 5h du matin.ouf ! Un peu de repos
ne sera pas de trop avant d’affronter la Mer du Nord et la Manche.
22 Aout : Une journée off, puisque la veille, je l’ai passé à
mettre à jour tout ce qui devait être fait
texte, et autre. Mais je suis néanmoins le premier réveillé pour aller
au briefing des capitaines de bateaux, par délégation, pour la parade de
sortie.
Là encore, les choses sont
faites à la façon VIP. Lettre d’invitation, petit soins et guides dans le
batiments à chaque changement de direction, café d’introduction, accueil
chaleureux. Et le briefing commence par: « We
love you, we like you and we hate you have to leave … » Bref, si ça, c’est pas de la
déclaration d’amour pour les bateaux… Je rencontre le capitaine de la
Recouvrance, celui du Göteborg qui m’indique que la veille, son bateau a reçu
6000 visiteurs en 6 h ! Pas mauvais pour le commerce, car ils ont une
boutique à bord qui fait un carton…Suite au briefing, je repars au bateau, m’équipe
pour partir à vélo (celui du bord), vers Amsterdam.
Je craque en cours de route pour m’acheter un
blouson SAIL 2010, après avoir craqué pour un polo. Pas raisonnable – c’est du
vol au niveau prix - mais l’événement
exceptionnel le vaut bien.
A Amsterdam, je sillonne les
rues à vélo. Cela a un coté « Paris s’éveille » de DUTRONC. Je
déambule au Dam, sur les longues avenues dédiés aux piétons, au Niewmarkt et
dans les ruelles le long des canaux. Quelques
dames de petite vertu sont déjà au turbain dans leur vitrine. Je
constate que beaucoup de boutiques asiatiques remplissent les rues, ce que je
n’avais pas en mémoire après mes précédentes visites en terrien.
A 12h30 retour au bateau et à
13h, je me présente à la passerelle du « KAMPEN KOGGE » pour effectuer
mon rôle de traducteur qui sera inutile, car le français attendu ne viendra
pas, n’ayan tmême pas la politesse d’en informer le bateau. Ca la fout mal pour
l’image des français et mes interlocuteurs sont déçus. Quoiqu’il en soit,
j’embarque, toujours accueilli par Jacki, Josephine et leurs amis pour 2 h de
ballade dans les grands canaux où défilent comme depuis trois jours tous les
bateaux, des plus petits aux plus grands..
Depuis la tour crénelée du
bateau (système de défense anti-piratede l’époque), c’est une vision
panoramique qui me fera voir la noria de bateaux circulant,
s’embouteillant, de tous calibres. Un
défilé gai et enchanteur malgré un vent plus fort et un soleil qui perce les
nuages par intermittence. Chants anciens sur le bateau par la totalité de
l’quipage. J’ai oublié de mentionner que celui-ci ne se présente (coktail
d’hier soir compris) qu’en habits d’époque, également reconstitués et cousus
avec les matériaux de l’époque et également les techniques. Bref, un plaisir
pour les yeux dans une ambiance sympathique. On me fera même une visite
personnalisée de la cale du bateau et
des communs, qui révèlent des surprises. Par de charnières ou de ferrures, que du bois partout (60 tonnes de chêne pour
60 tonnes d’equipement et de lest ou de frêt à l’époque), et
coin-cuisine-évier-plaques-rangements sous la forme d’un énorme coffre en bois,
l’évier monté sur charnière se repliant dans le coffre, à l’envers !
Retour au bateau pour donner un
coup de main aux démontages divers, les visites se terminant ce Dimanche. On
clôturera par un pot et un chilicon carne avec tous les volontaires qui nous
ont aidés. Remerciements et au revoir
émouvants croisés avec nos officiers de liaison, Erika et Marleen, qui nous ont
facilité notre séjour. Départ de Charles
et de sa femme, les charpentiers qui ont travaillé sur le mât de pique pendant
deux jours, celui-ci ayant été une attraction puisque nous avons proposé au public
de scier et de repartir avec une rondelle du mât cassé en contribuant. C’est
plusieurs centaines d’euros appréciables pour payer le remplacement imprévu,
les passants se bousculant pour scier
leur morceau dédicacé par Olivier le pirate ou Yffig le bosco.
C’est avec ce dernier et deux
de ses jeunes amis (ceux de sa fille en fait, en stage à Amsterdam) que nous
repartons vers la ville pour un coup d’oeil de nuit. Changement de décor :
beaucoup de touristes (japonais notamment), foule dans les rues, ruelles aux
fenêtres illuminées de rouge bondées,
des terrasses pleines. On se paiera
une bière, on nous en offrira une, à la terrasse d’un café jusqu’à une
heure tardive, la température étant redevenue extrêmement douce. Retour à deux
sur un vélo (pff ! pfff !) avec Yffig vers le bateau. Les anciens (du
bord) ont de beaux restes….
21 Aout () : Bon, en fait pas d’autres visites. Le temps de
finir il était 17h. Rentré au bateau, petit coup de main pour nettoyer après
les visites, puis vers 19h départ pour un cocktail sur la Recouvrance. Nous
retrouvons des bretons, apprécions les
mets ramenés de nuit en voiture la veille, dont des fraises de Plougastel, du
jambon de pays, et des fromages gouteux. Rencontres diverses aussi, dont
Joséphine, qui me demandera l’exercice de traduction anglais vers français afin
d’entrer en relation avec des partenaires bretons ne parlant pas la langue de
Shakespeare. Josephine est sur le bateau Kampeen Kogge. Avec son mari et une
cinquantaine de personnes, ils sont volontaires sur ce bateau reconstruit
totalement à partir d’une épave et qui datait de 1340. Nous assitons au feu
d’artifice sur le bateau, et nous éclipsons pour retourner sur Fleur de Passion
qui, ce seul soir, n’accueillait aucun coktail, avec l’intention d’enfin aller
voir Amsterdam de plus près. Mais surprise sur le bateau, c’est un concert qui nous attend, avec l’orchestre Kerr, qui
joue sur le multimédia présenté par Antinéa, et qui fait un bœuf sur le bateau.
On terminera tard sans aller sur Amsterdam.
21 Aout (11h) : Le temps passe trop vite et j’ai ci-après les
journées du 17 au 20 ci-dessous, qui furent extrêmement bien remplies. Et pas
de connexion depuis que nous sommes passés aux Pays bas, ni de temps pour
écrire. Aujourd’hui c’est du centre de presse SAIL 2010 que j’écris, car j’ai
le badge journaliste. Et je suis en journée off, c'est-à-dire relevé des mes fonctions
sur le bateau, pour cause de fatigue. Ce qui fait que je travaille sur les
chroniques audio (la numéro 27 est en ligne), met
à jour les sites web, écrit les textes en français pour le journal de bord,
ainsi que divers textes pour commentaires vidéo.
Bonne longue lecture ci-dessous…il s’en est passé
des choses … le temps de les écrire, il est 15h. Mais je me régale de la vue
incessante des bateaux depuis le centre de presse qui domine d’un coup d’œil tous les bateaux présents et se mouvant .à
chaque instant. Ce matin, j’ai visité le CEDOV. Je pars pour d’autres visites …
20 Aout : Une journée
très chargée et éprouvante. A 6h, je m’occupe des charpentiers qui sont à pied
d’œuvre, à 8h c’est la préparation de l’arrivée des volontaires qui vont nous
rejpindre. A 9h, nous accueillons une quinzaine de volontaires pour nous aider
pour gérer les visites et les activités ayant lieu autour du bateau, et de
notre présence à Amsterdam.
Un briefing d’une heure a lieu
de 9 à 10, avant les visites ouvertes de 10h à 16h pour le public.
Il s’agit d’encadrer le public
venant à bord ( nombre de personnes, réponses aux questions, etc, ..) ,
distribution de tracts pour une manifestation multimédia organisée par Antinea
deux fois par jour pour le public, et une autre chaque soir pour des
conférences ou manifestations à caractère restreint avec nos partenaires, et
prise de photos devant le bateau du public pour publication sur Facebook, et
création d’un collage géant de photos utilisé dans les futures conférences
auquel participera Antinea.
Nous travaillons en 2 sessions
10h13h et 13-16h. Je suis en charge du 10 -13 avec une mise en route à
réaliser : il faut monter des pyramides devant le bateau, installer
des banderolles, des bannières, vérifier l’ensemble du bateau, préparer des
signalisations, mettre en place des documentations à disposition tout en
assurant la logistique des volontaires (eau, café, mais aussi documents, etc…)
et celle des visiteurs (Vérification du nombre de personnes à bord,
gestion des queues).
Environ 20 personnes se
succèdent en permanence, avec des
pointes à 35. C’est un ballet incessant sous un soleil très chaud.
Les plages horaires sont
débordées.
À 14h30, je m’évade rapidement
et fais un tour des quais. Je visite le Göteborg, bateau pirate suédois
installé dans une aire dédié aux enfants avec plages, petits voiliers etc…Je
rends visite au ‘Bel espoir’ du père JAOUEN, puis le SANTA MARIA MANUELA,
bateau portuguais, et enfin le célèbre et luxueux AMERIGO VESPUCCI que j’avais
tenté de visiter à Ijmuiden, sans susccès, a cause de la foule. Mon passe fait
merveille. Je ne fais aucune queue. On s’excuse même de ne pas me recevoir dans
les parties privées en raison des activités liées à la foule. J’en demande pas
tant.
A 18h, je me rends à PANAMA, un
grand bar restaurant où a lieu le show multimédia, en compagnie de CEO de
grandes compagnies : KLM, IBM, etc… Le show est fantastique avec 3
projections simultanées de photos, de films, de messages, sur un fond musical
en live avec un orchestre, une chanteuse et des chœurs en adéquation avec les
images. Du grand art !
Je prends contacts avec
quelques personnes de L’IUCNE avec lesquelles nous partageons nos idées sur la
protection des océans.
Un débat a lieu autour de
l’impact des entreprise sur les océans, les mesures prises ou à prendre, les
acteurs susceptibles de les aider. Chaque jour, il nous faut préparer le coktail
de 18 h sur le bateau, puis celui de 22h pour le feu d’artifice.
Résultat, ca se termine vers
Minuit une heure du matin avec le nettoyage, les poubelles, etc….
19 Aout : Le grand jour de la Parade est arrivé à Amsterdam.
Décollage depuis Ijmuiden, où nous ont rejoints 2 officiers de liaison délégués
par l’organisation SAIL 2010 et qui vont être nos chaperons et nos anges
gardiens pendant notre séjour à Amsterdam.
Le bateau doit se faire un chemin parmi les centaines de bateau pour
rejoindre le premier groupe de tête du défilé de bateau. Nous sommes dans le
groupe amiral avec le plus grand voilier du monde, le CEDOV, nous remontons
tout le bras de mer et le canal qui va nous conduire au port d’Amsterdam. Et
là, sous un très beau temps ensoleillé, ce sont des milliers de personnes qui
se pressent le long des berges, ce sont non seulement tous les voiliers les
plus importants (Environ 300), mais toutes les embarcations de plus petite
taille du zodiac ou de la barque à moteur, en passant par des bateaux parés
pour la fête, de toute nature qui sont
sur l’eau .C’est géant !!!! Je suis pourune grande partie du trajet en
poupe en veilleur pour signaler les embarcations trop lentes ou qui nous frôlent de trop près à
l’avant, et que ne peut voir le barreur. Nos officiers de liaison, charmantes
hollandaises de surcroi, font un boulot
excellent, en sifflant, hurlant et remettant dans le droit chemin les bateaux
imprudents ou trop proches. Nous avons
même des orchestres sur l’eau qui jouent au passage de chaque bateau. Apres le bateau militaire (pas à voile) qui
transporte le Prince, notre groupe de tête amorce son arrivée dans la ville.
Notre bateau étant légèrement devant le CEDOV, nous aurons droit au premier
coup de canon, accompagné d’un acceuil chaleureux en français s’il vous plait,
et de l’hymne suisse, puisque c’est sous pavillon suisse que Fleur de Passion
navigue. Un sentiment de fierté et de
joie nous parcoure tous. Nous serons à quia vers les 15h. Une organisation
incroyable nous attend et gère tous nos bobos. Pendant la parade, nous en avons
eu un sacré : nous avons cassé le pique, qui est la baume haute de la
grand voile (environ 9 m de long sur 20 cm de diamètre !). Un point de
faiblesse dans le bois, un nœud a éclaté alors que nous étions sous voile de
parade, c'est-à-dire que la voile est faite de trous qui laissent peu de vent s’engouffrer. Nous avons donc effectué la descente du mât
pendant la parade : plus de peur que de mal …
A quai, l’organisation
s’affaire : il nous trouve des solutions rapidement. Des charpentiers
spécialisés viendront sur le bateau prendre en charge le remplacement. Le ministère de la défense nous transportera
gracieusement le mât de remplacement depuis le Sud des pays-bas jusqu’au pied
du bateau ! Bref, on est aux petits soins avec nous.
Nous sommes VIP avec nos badges
qui nous permettent d’aller et venir facilement sans subir les longues files
d’attente. Amsterdam a au minimum 1
million de visiteurs chauqe jour pour l’événement qui dure 4 jours.
Nous sommes amarrés à un
endroit où tous les milliers de bateaux
qui défilent font demi-tour, nous présentant tous leurs angles et ceux près des plus grands. Cela promet
pour les 3 prochains jours qui sont conacrés à recevoir le public et à faire des réceptions des organisations
avec lesquelles nous collaborons : IUCN, WWF, CARGILL.
Déjà ce soir un premier
cocktail à 18h pour notre sponsor, puis à 22h. En effet, chaque soir, nous sommes aux premières loges
pour les feux d’artifice qui se déroule devant nous. Quel bonheur ! Le
premier sera très long et
étincelant ! Quelle fête !
18 Aout : Une très mauvaise nuit avec une mer agitée. Je n’ai
pas fermé l’œil, le bateau gîtant d’un bord à l’autre, je n’ai fait que
sommeiller en roulant dans ma couchette. Arrivé à Ijmuiden, nettoyage /
rangement du bateau et fin de préparation du bateau pour la parade de
l’évenement SAIL 2010 à Amsterdam. Des dizaines de bateaux accostent, dont
l’Amerigo Vespucci très proches, des milliers de personnes défilent sur les
quais. Je fais la course contre la fermeture à 18h des magasins pour trouver
bouteilles et cartes pour le départ de Niels, fêté par anticipation de deux
jours ce soir là, en raison du programme chargé à venir. Nous ferons finalement
un tastevinage de 3 vins français et lui offrirons 2 vins italiens qu’il
affectionne… En soirée, feu d’artifice local, concerts sur les quais. La montée
en puissance commence ….
17 Aout : Ce fut une journée qui fut placée sous le signe du
mauvais temps. Nous avons accueilli à bord 5 scientifiques d’IMARES (Equivalent
de l’organisation IFREMER/IRD en France), qui nous ont montré leurs travaux sur
...la moule. Oui, les bancs de moules disparaissent (20% en 10 ans) et malgré
les mesures de restauration prises, les abances ne se reforment pas aussi vite
qu’escomptés sans que l’on sache pourquoi.
Le lit et les substrats sont
donc étudiés soigneusement pour comprendre
comment faire mieux proliférer ces moules. A Noter que les huitres
(japonaises) sont considérées comme espèces invasives. Elles prennent la place
des moules et hormis une pêche manuelle ne constituent pas une industrie pour
les Pays-Bas.
Une solution innovatrice a été
récemment trouvée pour la culture des larves qui donnent lieu à des naissains,
qui seront transférés ensuite dans les centres de production et d’élevage de
moules. Elle consiste à avoir des tubes
flottants sur lequels sont mis des filets qui « captent » les larves
jusqu’à la maturité des naissains. Actuellement 20% de la production utilise
cette innovation. L’espoir est de passer à 40% au moins. Ceci évite les chalutages ou draguages des
fonds pour récolter les naissains, qui sont partiellment détruits, en même
temps que le lit sédimentaire riche en nourriture pour la biodiversité locale.
Il s’agit donc d’une innovation durable, qui mérite une attention et un support
important pour en faire une solution utilisée à l’avenir.
Pour Imares, c’est un film vidéo que nous
devions faire. Le mauvais temps ne nous a pas permis d’aller sur tous les
sites. Le Zodiac et ses passagers, pour filmer les installations de naissians
en mer, ont embarqué des paquets d’eau.
Il y a des photos où le Zodiac a sa ligne de flottaison au niveau supérieur du
boudin…
En addition et remplacement des
activités en mer, nous sommes allés dans les labos d’IMARES. J’ai conduit
l’interview du responsable de ces recherches, puis une visite des travaux sur
les sédiments. Enfin nous avons pris le ferry pour TEXEL oùnotre cameraman a
chaussé des bottes de sept lieues pour se promer dans un lit de sédiments (de
la boue noire !) afin de filmer les travaux commentés par un chercheur.
Enfin j’ai réalisé l’interview de ce même chercheur et de la responsable d’une
ONG locale importante (Coast and Sea), qui a poussé la réalisation de ce
programme auprès du gouvernement. Nous sympathiserons beaucoup avec elle,
puisqu’elle prendra des jours pour nous aider sur le bateau aux réparations, et
pour nous guider un peu partout.
Journée longue puisque nous
sommes rentrés vers 22h, sans même avoir déjeuné. Ce n’est que vers une heure
du matin que nous avons regagné notre couchette, sachant que nous allions
entamer une navigation de nuit, à partir de 3h du matin au moteur pour rallier Ijmuiden vers 10h du
matin le 18 Aout. Le capitaine a eu pitié. Nous n’avons pas été de quart.
16 Aout (23h45) : Fin de soirée tranquille, dans
le bar en face de Fleur de passion, de l’autre coté de la rue qui longe le
canal où nous sommes amarrés. Un boui-boui où je me retrouve au coude à coude
avec un pêcheur norvégien, 68 ans, seul, qui me sourit quand je lui dis que je
suis français et que je suis « un signe ». Explications : il a
bourlingué comme pêcheur depuis plus de quarante ans, et ce soir, c’est son dernier bar à l’étranger:
demain, il entame son dernier voyage vers la Norvège car il prend sa retraite.
Son projet, c’est de faire les Chemins de compostelle, tout seul à pied. Nous discutons longuement. Il laissera tout
son argent en tournée et en pourboires très généreux, lui-même buvant très peu.
Sa solitude me fait peine. Son projet
m’enthousiaste.Rencontrer un français ce
soir-là était pour lui le signe qu’il devait entamer au plus vite son périple
vers Saint Jacques. Il y a donc des jours où je suis un oracle !
16 Aout (18h) : C’est depuis un ferry que j’écris : il y
a le wifi à bord ! Nous sommes allés ce jour sur l’ile de Vlieland pour y
rencontrer un ornithologue qui nous a fait découvrir son terrain de jeu.
Journée inoubliable : elle s’annonçait mal, elle fut mémorable ! Le
mauvais temps a commencé dès notre arrivée à DEN HELDERN : vent, pluie,
temps gris, humidité. Et ce matin vers 6h30, nous sommes partis avec Kway,
veste, double polaire. Apres ¾ de voiture et une heure de ferry depuis la terre
ferme , c’est sous un ciel clément devenant de plus en plus chaud que nous
avons évolué en 4 * 4 conduit par Peter
notre guide , passioné par les oiseaux, et qui nous a emmenés dans des endroits
quasi impossibles à atteindre à moins d’être motivés ou privilégiés, tels que
la traversée d’un terrain militaire en bord de plage destinée aux tirs des F16
et autres tornados, avec des vieux chars pour cibles …
Nous avons vus environ 60 000
oiseaux ! Oui, et je ne suis pas marseillais. Environ 50 espèces qui
vivent dans la zone intertidale, près des dunes, dans un environnment de
longues plages de sable, de salicornes, et de coquillages.
Notre guide fut extraordinaire.
Nous avons enregistré une interview que j’ai menée, et moi une chronique à
venir, fait des photos, pris des plans vidéos.
Et en prime, rencontre avec Hermann, garde-forestier qui nous a montré
un étang ou plusieurs centaines de cigognes et de cormorans étaient rassemblés,
et fait partager sa passion pour la flore avec une fleur rare découverte sur un
sentier(Parsenia). Le personnage haut en couleurs valait le détour.
Je n’étais pas fan des oiseaux
jusque là, mais maintenant je suis conquis. Revenir dans cette ile et s’y
promener quelques jours est une envie
partagée par nous tous (Niels, Caecilia et Sylvain). Nous avons aussi eu un
oiseau mort et mazouté par les dégazages encore proférés illégalement, bien que
les 10 dernières années ils se soient extrêmement raréfiés en Mer du Nord.
La menace pour ces oiseaux est
essentiellement liée à leur nourrriture, et notamment la pêche industrielle des
coquillages qui a abimé les sols et ne
permet ni la reproduction des coquillages, ni la survie des oiseaux. Je descends du ferry. A+
15 aout (fin de journée) :
Nous sommes arrivés via 3 ports (port militaire, port de commerce, port de
pêche) dans un canal et mis à quai non loin du centre ville. Confirmé par la
fermeture de tous les commerces. En soirée, nous mangerons grec et ferons un
stop dans un coffee shop. On est aux
Pays-Bas ….
15 Aout (5h45) : La journée du 13 s’est soldée par des travaux sur
le bateau : 4h de peinture et pavois fini et totalement repeint pour
moi. Nous avons décollé le 14 au matin
pour 24 h de navigation qui doivent nous amener à Den Heldern aux Pays bas.
Journée de navigation sous le soleil avec au
menu un peu de lecture et de farniente pour un équipage restreint de 7
personnes, ce qui est reposant. Je sors
de mon quart de nuit de 2 h à 5h. Navigation pénible et sensible par vent
portant qui entraine des difficultés à barrer, le bateau partant d’un coté ou de l’autre. Beau
ciel étoilé avec des étoiles filantes, vent de 10 nœuds, vague et courant et quelques bateaux à
l’horizon : nous naviguons près du rail … et sommes passés très près d’une
grande plate forme pétrolière illuminée comme pour Noël. L’énergie est vraiment
pas chère…
J’adore ces quarts de nuit, la
quiétude du paysage sous le ciel étoilé, avec, en plus, un fond de musique
blues (John lee hooker) ou rock (toujours les Stones), ou tout simplement le
bruit du vent…
13 Aout (11h) : Arrivés hier à BORKUM, où nous restons
finalement aujourd’hui. Ce qui a permis hier de passer une soirée sympatique
(c’était l’anniversaire de notre pirate Olivier avec un gateau de pirate et des
cadeaux de pirate : cassette à pieces d’or, pieces de pirates, mug de
pirate, …), et egalement de faire une visite ce matin de BORKUM, des plages en
bordure du Waddenzee. Endroit agréable, touristique, avec de longues plages, et
des marées qui recouvrent et découvrent les terrains herborés ou non laissant
de grandes etendues eau avec une flore et une faune riche et colorée.
Nombreuses éoliennes et panneaux solaires. Mais également beaucoup de plastique
et autres détritus, abandonnés par les marées, sur les plages non entretenues.
12 Aout (11h) : Je reprends la plume, ou plutôt le clavier
pour vous conter ces 3 derniers jours.
Le 10 aout, nous avons fait une
journée de navigation pour rejoindre Helgoland,
une île allemande, la seule en haute mer, à la fois touristique et aussi
sous le couvert de stations de recherche et de zones de protection marines pour les oiseaux, les lions de mer présents.
L’arrivée le soir nous a permis de voir
un port et un village totalement désert, qui ferme toutes ses portes dès que le
dernier ferry a repris ses touristes vers la terre ferme. Impression confirmée hier avec le
débarquement massif via les ferries des touristes sur cette île qui bénéficie
d’une détaxation sur les alcools, cigarettes et autres produits de luxe. On y
vient surtout pour faire le plein de produits détaxés. J’y ai d’ailleurs acheté
une montre, la mienne étant tombée en pannne.
Du point de vue de nos
activités, elles se résument en 2 points : échantillons de plancton pris
régulièrement et tournage pour la radio
et la télévision avec le retour d’une
nouvelle équipe de la ZTF , pour aborder le sujet de la pollution des océans par
le plastique, sujet géré par l’association DEEPWAVE avec qui nous sommes en
partenariat. J’ai d’ailleurs démarré la préparation d’une chronique sur ce
thème à venir avec une interview de Tobias dont j’ai parlé précedemment.
Nous n’avons pas pu malheureusement
visiter les plages et les falaises magnifiques de l’île, ni rendre visite aux
lions de mer, faute de temps. Un peu de déception de ce point de vue là, car
nous comptions, avec un soleil radieux, faire un bout de découverte de cette
île, je devrais dire deux îles, car Helgoland est en deux parties avec un ilôt
appelé DUNE.
Ce matin, nous avons repris une
longue navigaton avec de nombreux points d’arrêt en mer pour faire des
prélèvements (toujours plancton- plastique) pour arriver ce soir à BORKUM, une
autre île plus petite et plus près de la côte.
10 Aout (01h45) : Je vous signale ces dernières
semaines la mise en ligne de 4 nouvelles chroniques :
·
Une sur Victor Gottlov, dont je vous ai parlé dans
ce journal, le premier plongeur dans les années 70 à avoir atteint les 328
m !
·
Une chronique sur un taré(!) qui à défaut d’être le
poinçonneur des lilas de Serge gainsbourg est le poinçonneur des vieux bois…
·
Une chronique sur l’écoconsommation ou comment
choisir vos produits de la mer
·
Une rencontre avec les phoques via le centre de
recherche de ROSTOCK qui nous explique comment les moustaches du phoque lui sont essentielles et comment elles
peuvent nous aider à résourdre certains problèmes.
Vos réactions et commentaires sont les bienvenus,
pour ne pas dire très attendus …… utiliser REAGIR !
09 Aout (23h45) : Bienvenue et merci de suivre
cette troisième partie de mon expédition avec Antinea et Changing Oceans !
J’ai retrouvé le bateau hier 8
aout et pourun mois dans e prt de Bremerhaven sur la cote ouest de l’allemeagne
en mer du Nord. Joli port que je n’ai pu explorer, fatigué après un long voyage
de plus de 12 h (via Londres !). Une longue nuit de sommeil, pendant que
le bateau quittait le port vers 5 h30 du matin pour un premier tour des iles de
la mer du Nord avec à son bord pour la
semaine les membres de l’association DEEPWAVE et une équipe TV de radio
Bremen travaillant pour NDR, une des
principales TV allemandes. J’ai retrouvé
le bateau avec plaisir avec de nouveaux équipiers, Caecilia et Sylvain
qui vont assurer la vidéo, et mes amis Olivier, Yffig, Sabina, Niels, Seb…
Après la ré-installation, j’ai
effectué deux comptages de macro-déchets, pour lesquels j’ai été interviewé et
filmé par les journalistes présents. J’aurai peut-être sans doute droit à 5
secondes sur la télé allemande après les coupes ! ….
Se remettre à la barre du
bateau est aussi un plaisir retrouvé et renouvelé. Même si le grand soleil
n’est pas là, et bien qu’il ne pleuve pas, il est bien agréable de contempler l’horizon, les
vagues, et l’étendue d’eau qui n’accroche pas les pensées parasites. Détente et
calme. Et puis aussi une nouvelle rencontre avec Tobias, avec qui je partage ma
cabine, membre de Deepwave, constructeur de moteurs électriques et de
luminaires, et donc utilisateur de plastiques, qui, après s’être rendu compte
des méfaits du plastique sur les océans, a rejoint DEEPWAVE pour apporter une
contribution directe à la sensibilisation du public à ce problème, et aux
moyens de le juguler. Il a d’ailleurs des solutions alternatives, tout en étant
conscient de l’impossibilité de revenir en arrière et de se passer du plastique
pour certaines applications. Néanmons, éviter le rejet des plastiques, leur
gaspillage (Il en est le témoin regulièrement pour le plastique jeté pour cause
de problème de production,), leur utilisation outrancière (beaucoup d’objets
peuvent être remplacés par d’autres matières ou mélangés dans une
proportion 90/10 ou 80/20 en bois /
plastique par exemple) et surtout s’attaquer aux problèmes des emballages
,qu’il estime être à au moins 30% de l’utilisation des plastiques pour une
utilisation unique, sont ses chevaux de bataille. Sans compter le remplacement
prochain par des plastiques à base de patates ou de maïs.
Nous sommes réunis aussi par la
même conception du changement : chacun à sa façon en changeant un peu fera
une différence au global, et peut contribuer par l’intérieur des organisations,
à changer les mentalités dans les pratiques personnelles ou professionnelles
des milieux que chacun cotoie.
Ecologie bien ordonnée commence
par soi –même. Tobias a choisi une vie à consommation minimale : caravane
et espace réduit pour minimiser les consommations, pas plus de 5 l par personne
par jour, douche comprise, je le précise, etc…
Bref, beaucoup à partager avec
les personnes présentes pour la semaine à venir, qui va se dérouler sous
l’égide de la pollution par le plastique : recueil de plancton et de
plastique dans l’eau de mer, visite des parcs préservés et des plages des iles
pour évaluer les volumes de plastique, etc... . Une visite à un parc marin
isolé a cloturé la journée d’ailleurs, avec la découverte de squelettes de
phoques démontrant l’isolement de l’ile en question, personne n’ayant touché ou
ramassé ces restes.
Journée qui s’est conclue également par l’arrivé au
port de Wilhemshaven, après passage d’une écluse gigantesque, et par un
cocktail pour accueillir les personnes, avertis par voie de presse et
invitation, à visiter le bateau et à recevoir l’information donnée par Antinéa
et Deepwave .
31 Juillet : C’est le retour vers la France
pour une semaine pour moi. Rendez-vous le 9 aout pour de nouvelles avantures à
bord de Fleur de Passion, qui pendant la semaine du 1 au 8 naviguera en Mer du
Nord avec 9 ados et accompagnateurs dans le cadre d’un projet éducatif.
30 Juillet : Conférence de presse à
bord : nous sommes en pleine communication avec journalistes et
associations environnemntales locales. Avec des rencontres de personnages assez
particuliers, il faut bien le dire ….
29 Juillet (19h30) : Une journée bien remplie avec
préparation de réceptions à bord, l’une pour des volontaires engagés dans des
actions variées de philantropie, et pour l’autre pour des personnels de notre
sponsor. C’est l’occasion de sensibiliser à nos actions, aux menaces qui pèsent sur les océans, et sur
les actions à entreprendre. D’autant que nous avons à bord le Dr. Onno Gross,
président de l’association DEEPWAVE, ONG basée à Hambourg créée il y a 7 ans,
et qui milite pour la cause des océans.
Nous aurons le Dr. Onno Gross à
bord à partir du 8 aout. Le thème qui a
été développé aujourd’hui, et pour lequel il viendra à bord, est celui des
macro-déchets plastiques qui polluent les mers, et particulièrement la Mer du
Nord. La journée a été fatiguante et je ne participerai pas au dîner de ce
soir. Il faut dire que les conversations dans la laangue de Goethe sont en
majorité…
28
Juillet (9h) : Nous ne sommes pas arrivés le 25 à Hambourg. En fait
nous avons fait un stop et une nuit à la sortie du canal de Kiel pour cause
de malade à bord. Sabina, notre
responsable photo et web, s’est
retrouvée coincée du dos au point de ne
plus bouger. Appel aux pompiers du coin. Quelle débauche de moyens :
imaginez 25 pompiers avec 3 camions avec l’echelle et 3 voitures
supplémentaires pour récupérer notre malade et l’ammener à l’hopital Ils ont même dressée la grande echelle au
dessus du bateau pour la brancarder ! Digne d’un film hollywoodien avec
tous les flics env oiture qui arrievent sur les lieux du crime avec gyrophares
et compagnie ! Le 26, nous sommes repartis vers Hambourg. Remontée de l’Elbe sur
la musique des Beatles, pour faire le
pendant du canal sur la musique des Stones. La vie est belle, dans un petit
vent , à la barre d’un bateau qui croise péniche, porte containers, remorqueurs, vracquiers, etc…avec « Let
it be » ou « Eight days a week » On s’est donc posé à Hambourg
avec une petite sortie le soir, histoire d’explorer notre environnement. Le 27, travail toute la journée sur le bateau
et, en ce qui me concerne poçage, nettoyage et peinture du pavois. Le soir, un
petit resto et un gros dodo. Sabina nous a rejoints également après un méchant lumbago traté à l’hopital.
Ce matin, fin de travail extérieur car la pluie est venue nous gâcher la
matinée. Cet après-midi, nous avons fait la visite du musée maritime
international qui est privé et qui se
trouve dans les anciens docks réhabilités, magnifiques, en brique. Un batiment de 10 étages, consacré aux
bateaux et à la mer. Le bonheur pour les maquettistes, car des dizaines de
milliers de maquettes appartenant au propriétaire y sont exposés. Beaucoup d’informations et de jolis objets
retraçant la conquête des mers.
Hambourg est
une ville de 1.8 Md’habitants, avec à la fois un mélange d’architecture moderne
et de vieilles constructions ré-habilitées, ou mises en valeur. Le port est
immense. Beaucoup d’animations avec des festivals jazz, blues, ou musique
bavaroise, et des quartiers très animés. Je n’en connais pas les noms, l’un
étant un quartier où les jeunes fréquentent de nombreux cafés, l’autre étant le
pigalle de Hambourg.
Pas le temps de s’embêter, car nous avons un
programme de travail lourd, que nous n’allons certainement pas être capable de
terminer. D’autant que notre programme continue demain et après demain avec des
réceptions sur le bord, avant que je ne reparte samedi pour une semaine d’arrêt.
25
Juillet (9h) : Un peu de relachement dans la tenue de ce journal de
bord, faute d’accès à Internet. La journée du 22 s’est terminée avec l’arrivée
à WISMAR en soirée, une douche bien méritée
(c’est fou comme on appprécie un grand miroir, une eau chaude présente
immédiatement ...) et sortie au restaurant pour tous, pour un repas copieux sans deuxième
partie de soirée pour moi, qui fut de retour au bateau rapidement. Le 23,
c’était le tranfert de matériel, le départ des 4 autres scientifiques de l’expédition, la récupération de notre Zodiac en
réparation, un peu de ménage … L’après-midi, je me suis offert un tour à pied
de la ville de Wismar (patrimoine mondial de L’UNESCO) avec beaucoup de constructions en restauration, toutes de briques, avec une
très belle cathédrale, en brique également (13-15ème sieecle), avec
une nef de 37m de hauteur, l’une des plus hautes d’Allemagne,et une des rares
non détruites par les intenses bombardements de la 2ème guerre
mondiale. Un parallèle évident entre
Wismar, Stralsund et Wroclaw en Pologne que j’avais vu au début de cette année.
Même style, même reconstruction, même
effort pour attirer des touristes et des entreprises, avec une valorisation du
patrimoine. Je ne doute pas un instant que dans quelques années ces villes
seront des passages obligés du tourisme européen. Nous sommes repartis le 23 soir pour une navigation de nuit qui
devait nous amener en milieu de journée, hier samedi, à l’entrée du canal de
Kiel pour une pause avant de l’emprunter et de rallier Hambourg. J’ai fait le
quart de nuit de 2h à 5h avec un bon vent, pas loin de 20 nœuds. Bien agréable
d’être à la barre d’un bateau de 33 mètres, qui surfe sur la vague, sous le
ciel étoilé, dans un vent modéré mais suffisant pour permettre au bateau, qu’Olivier et moi avons gréé (de nuit
messieurs-dames !... et à deux seulement) avec artimon et trinquette, de gagner
les quelques nœuds supplemétaires qui nous ont fait arriver très tot le matin
du 24 vers 7h. Repos mérité pour tous le 24, après cette nuit de navigation, où
il fut difficile de dormir. On s’est posé à l’entrée du canal, non sans mal, en
raison du manque de place et de l’incivilité de deux bateaux hollandais,
et en dehors du premier village proche
de Kiel. Aucune animation, sinon un estaminet où on a partagé le soir venu une
bière, après avoir fait un dîner sommaire, chacun se concoctant son repas. Giulio a débarqué en début d’après –midi. L’aventure
Antinéa se termine pour lui. Mais nous avons la sœur de Caroline qui est
arrivée en soirée à bord pour une semaine. Nous ne sommes donc plus que 7, ce
qui explique que l’on enchaine les quarts de navigation par deux seulement.
Ce dimanche matin, à 4h, re-départ pour la traversée
du canal de Kiel que nous sommes en train d’effectuer. Je viens de faire près
de deux heures de barre en mode péniche au moteur, à croiser les conteneurs et
autres voiliers (bien se mettre sur la droite…). Le beau temps nous a quitté ce
matine en empruntant le canal. Crachin du nord, qui laisse présager ce que
pourrait être le contact avec la Mer du Nord, sachant que l’on rentre dans une
dépression. Nous avons d’ailleurs anticipée celle-ci sur notre programme, en
raison d’une météo moins clémente et d’un vent montant. C’est pour cela que
nous enchaînons les navigations qui vont nous faire arriver à Hambourg avec 2-3
jours d’avance. Ces journées, selon le temps, vont permettre de faire des
travaux de maintenance sur le bateau (peinture, nettoyage complet, coque
peut-être) avant deux réceptions organisées sur le bateau Jeudi.
Qaunt à moi, je prépare 3 chroniques d’avance pour
cette semaine, la semaine prochaine ou je serai de retour au bercail et la
semaine suivante où je ne pourrai avoir le temps d’en préparer une dans les
délais.
22
Juillet (10h) : Hier, journée
« blanche ». Sieste et lecture pour nous, plongées pour nos
scientifiques. Nous avons clos cette jounée par les adieux du directeur du
Muséum, rappelé prématurément à Stralsund (ce matin) pour accueillir des
altesses royales et le premier ministre allemand en son musée. Il nous a offert
des T-shirts du musée, en retour nous avons offerts ceux d’Antinéa :
échange de maillots à la fin de partie où, pour une fois, les deux sont
gagnants. Nous nous sommes promis des collaborations futures, et échangé nos
informations personnelles. Le fait le plus marquant de la journée, révélé après
un proséco, fut les trouvailles de notre incroyable archéologue : le
gaillard ne parle pas anglais, est sourd à cause des milliers de plongées
faites, passe la moitié de sa vie dans
l’eau, et deux jours par semaine dans un phare. Lors de la dernière
plongée du jour, faite dans une zone non explorée, sinon par des relevés
aériens, il a tout simplement trouvé les traces d’un campement néolithique dans
3 m d’eau! Il en a ressorti un outil (silex), une pointe de flèche, une pierre de foyer qui mise au feu,
permettait d’eclaler plus facilement les silex, les « dechets » de
taille après percussion du silex. L’outil avait la caractéristique d’avoir été
utilisé pour racler morceaux de bois ou tiges de plantes, la sève ayant formé
une mince pellicule de couleur blanchâtre figée dans et sur le silex. Rien à
voir avec la protection des océans, encore que,
l’archéologie reste un bon moyen de mettre sous protection des zones
maritimes, dans la mesure où l’homme s’interesse plus à son nombril et à son
histoire qu’à l’habitat des espèces marines…
Nous avons
modifié notre programme pour être compatible avec les périgrinations du
directeur de son équipe et nous dirigeons ce matin le long de la côte allemande
pour rejoindre Wismar pour deux jours. La météo est bonne pour aujourd’hui,
mais nous promet pluie et vent faibel pour les 2 prochains jours.
Entre-temps,
hier, j’ai terminé la prochaine chronique consacrée à Victor, alors que
l’excitation de la nage avec les phoques a poussé notre caméraman à monter le
film de l’interview et des phoques l
20 Juillet (22h30) :
Eh bien oui, il y
a eu une plongée avec les phoques aujourd’hui en fin d’après-midi. Nous sommes
arrivés à Rostock en Baltique Ouest. Rostock dispose à l’entrée duport d’une
station de recherche scientifique sur les phoques gris et mammifères marins.
Des phoques gris sont donc dans ce centre en milieu marin entouré de filets. Ce
ne sont pas des animaux de zoo. On ne les nourrit pas en leur jetant des
poissons à heure fixe : ils cherchent et attrapent la nourriture que leur
injectent les chercheurs régulièrement dans leur bassin bien plus grand que les
aquariums entrevus précedemment. Il n’y a pas de harem tel que dans les zoos
avec un mâle et plusieurs femelles : uniquement des mâles, qui ne se
battent pas entre eux, tel que dans la vie sauvage. La plongée s’effectue donc
dans le port, avec une visibilité très réduite. Mais quel régal de les
approcher de près pendant qu’ils se dorent au soleil couchant, de jouer avec
eux en surface, de les toucher en pleine eau. Il faut dire qu’ils vous grimpent
dessus affectueusement, voire vous font couler. Magnifiques animaux. Par
ailleurs, j’ai fait l’interview (et l’on a fait une video très prometteuse) du chercheur
en charge de ces animaux, une sommité de
la recherche dans ce domaine, qui le premier, a compris que les moustaches du
phoque n’étaient pas que des instruments tactiles, mais un système de
localisation passif qui
« voit » les ondes hydrodynamiques créées par un poisson, même après
que celui-ci ait disparu. Il détecte ainsi la vitesse, le poids, l’orientation
du poisson sans l’avertir, contrairement au dauphin qui émet une onde qui se
réfléchit sur le poisson, mais que le poisson détecte et qui lui laisse une
chance de fuite.
Un excellent moment qui nous a
fait terminer la journée à 21h30 en retour sur le bateau, avec nettoyage du
matériel de plongée, diner et...vaisselle, car je suis de quart ce jour.
Mais une find e journée comme
cela, ça donne la banane…Ce n’est pas tous les jours qu’on va nager avec des
phoques gris dans un centre de recherche scientifique ! Merci à nos amis
du Muséum, et au directeur Harald BENKE, qui nous ont arrangé cette
plongée d’exception!
PS : A noter une nouvelle
gallerie photo sur la page suivez-moi : ma bouille, qu’est ce qu’elle a ma
bouille ?
20
Juillet (17h30) : J’ai délaissé ce journal hier. Pourtant, dès le
réveil c’est vers 8 h30 que nous avons débarqué dans le parc national de Witow
pour une matinée à déambuler dans de charmants villages, et passer rapidement
par des stations balnéaires. A 8h30, il était bon de voir le ponton de PREROW
et sa à toit de chaumes pour touristes qui m’ont fait pensé que nous étions
dans un conte d’Andersen. Niels nous (Léo et moi) nous a laissés dans un
charmant village en bordure du Parc, fait de vieilles maisons, avec des portes
d’entrées en bois kitch aux dessins de fleurs, de phares, d’ancres. Nous avons
flané dans la rue prinicpale qui nous a conduits au port. En chemin, un arrêt
dans un petit café- dépôt de boulangerie où nous avons pris un petit-déjeuner
(Oeufs brouillés, lard, café, pains divers) en terrasse et à l’ombre, alors que
le soleil montait rapidement. Le port donne sur la mer qui ressemble à un lac
avec des roseaux, quelques bouées et un petit quai utilisé pour les bateaux à
touristes. Une vingtaine de bateaux de plaisance sont amarrés dans le port. Pas
de place supplémentaire. C’est propre, c’est beau, c’est mignon. Pas un papier
qui traîne, pas un défaut dans toutes ces maisons des plus modestes aux plus
spacieuses, qui ont toutes un jardin propret avec de nombreuses espèces de
fleurs plantés dans un chaos ordonné. Bref, un endroit où se poser pour
respirer le bon temps. Une heure trente
plus tard, le temps que Niels et Sabina ont pris pour une interview du
directeur et du co-directeur du parc sur la gestion de l’aire marine faisant
partie du parc, direction les stations balnéaires pour amplettes diverses. La
fin de matinée a fait monter le nombre de personnes croisées. Les stations
balnéaires se ressemblent avec leurs cortèges de familles, d’enfants à vélo
ou à pied, en course ou en route vers
la plage. Il faut dire que le parc compte 3.3 millions de visiteurs par
an … La plage, on l’a retrouvée en fin de matinée pour reprendre le Zodiac que
nous avons attendu à l’ombre de pins, dans un biergarten où je me suis offert
pour déjeuner une bonne glace maison avec baies locales et chantilly (Je sais, pas bon pour ma ligne…).
Changement de décor, plus de plage déserte, mais un
cordon illimité, de part et d’autre du
ponton, de plagistes par milliers (comment ont-ils fait en 2 heures pour
remplir tout cet espace ?) serrés les uns près des autres , délimitant
leur territoire par leurs paravents , leurs tentes, ou leur serviettes…
Retour sur le bateau, pour continuer à travailler
sur la chronique consacrée à Victor, préparer les photos d’accompagnement, et
autres tâches afférentes à la bonne
marche de l’expédition, de la participation aux manœuvres au coup de main à
droite ou à gauche, et au comptage de macro déchets effectué régulièrement.
Mouillage le soir, au même endroit que la veille, avec une soirée tranquille ou
je me suis ré-essayé à la guitare, sans grande conviction.
Quant à ce matin, réveil à 10h ( !). Depuis, j’ai passé du temps à lire, à ma
prélasser dans la delphinière (Le filet à l’avant du bateau qui sert de support
pour préparer les focs. Rien à faire aujourd’hui, hormis quelques coups de
main, mais on me parle de plongée au port avec des phoques … à voir.
18 Juillet (22h00) : Une journée chargée
aujourd’hui. Nous avons l’arrivée d’une
équipe de journalistes TV sur le bateau tôt le matin et qui vont passer 3 jours
avec nous. Ils font partie de la 3ème chaine TV allemande. Nous avons également
un remplaçant à bord avec la présence d’un reporter photographe free lance qui
travaille pour le Museum. Les travaux vont continuer cette semaine avec un axe
de travail lié aux macro-déchets plastiques qui tuent les marsouins et les
phoques gris. L’aventure de la journée
aura été…. l’échouage du bateau sur un banc de sable ! (Les profondeurs
moyennes sont de 2m dans la région) On aura mis environ 2 heures pour nous
sortir de là, après avoir déplacé tous les objets lourds de l’avant vers
l’arrière et utilisé avec force le moteur Baudoin du bateau (un moteur Renault
de camion « amariné ») et le 100 Cv du Zodiac... Tout le monde a été
mis à contribution. Pas le bon jour cette histoire avec la TV à bord. Mais au
moins ils ont des images. Pour le reste de la journée, j’ai effectué la mise en
boite de la 21ème chronique à retrouver sous 2 jours, dès que j’ai
une connexion valable et sur votre site préféré (le mien, bien
sur !). Egament un pré-travail sur
la discussion avec Victor (Voir le 15 juillet) dont je ferai peut-être une
chronique. Je ne manquerai de mettre en ligne dès que possible l’émission de
radio de jeudi dernier, où, selon le journaliste, je savais répondre aux médias
…A quand la politique ? Pour ce soir, après un trajet sans histoire sous
un bon vent frais, sous le soleil, nous sommes au mouillage en face de Prerow,
petite bourgade dans un parc naturel protégé, avec de longue plages bordées de
forêts, où, parait-il il y aurait le
plus grand camp de nudistes d’Allemagne …Nous avons d’ailleurs une autorisation
spéciale pour mouiller à cet endroit préservé.
Seul au beau milieu d’un lac, sur mon vieux bateau qui craque,
j’attends…Quand regonflera ma voile, je reverrai les étoiles ….
17 juillet (22h00) : Nous sommes de retour au port de STRALSUND après une plongée réalisée ce matin
sur 3 épaves. Nos plongeurs ont récupéré des briques de plusieurs bateaux à des
fins d’analyse des architectures passées. Ces briques de diverses formes
faisaient partie de chargements coulés en Mer baltique, provenant des usines de
fabrication de l’époque. C’est donc une
étude complémentaire pour l’architecture passée qui va être faite sur la base
de ces échantillons. D’autre part des
prélevements de madriers appartenant à ces épaves en bois ont été faits (à la
scie et sous l’eau) pour examiner ces échantillons afin de voir le
developpement des tarets dans la région. Les tarets sont des coquillages
bivalves abritant des vers qui sont avides de bois, et qui détruisent poteaux,
poutres, et donc potentiellment toutes les épaves. Et elles sont des milliers
en Mer Baltique qui constituent le patrimoine marin des nations autour. Les tarets (Teredo navilis) sont en
croissance en raison du réchauffement de l’eau, de l’augmentation de la
salinité et sont donc des espèces invasives à l’Est de la Mer baltique, qui ne
les abritaient pas il y a quelques années, en raison de l’apport d’eau
douce qui ne leur est pas
favorable.
Ce retour au port m’a permis de
dîner de poissons en hors d’œuvre (matjes)
et en plat principal (2 soles locales). Quel bonheur !
17 Juillet (6h30) :
Pas de plongée
hier soir, mais le temps calme nous a permis de passer la soirée agréablement. Beau paysage côtier,
apéro vin blanc allemand, repas, et
tartes aux poires maisons (j’ai passé mon après midi en cuisine, étant de
quart) pour un anniversaire. Et digestif allemand (pas terrible, au gout de
médicament) sur fond de musique rock. Tout cela avant la tempête... orage et
pluie carabinées…bref, debout tôt, et de quart, j’attends le réveil du bateau.
16 Juillet (15h30) : Fin de sinusite aujourd’hui
(ben oui, ca compte !). Depuis
hier, nous faisons des mouvements avec le bateau le long de la côte de l’ile de
Rugen, qui est explorée en plongée matin et après-midi. En fin d’après-midi,
nous nous sommes fait déposer près d’une station balnéaire, le long de petites
falaises. Objectif : recherche de fossiles. Ces fossiles avaient été révélés en plongée,
et selon les scientifiques présents devraient être présents sur le littoral.
Nous étions deux, au bout d’une heure et demie, je fus le seul pas tout à fait
bredouille avec un fossile unique à mon actif. En fait, tous les touristes
faisaient comme nous, le nez collé au sol. Retour au bateau, et pendant un
magnifique coucher de soleil, je suis
intervenu en direct sur une émission de radio (Zoom ECOLOGIE) consacrée à la
protection des océans de 20h30 à 21h. Présentation de l’expédition et
discussion autour du thème « aires marines protégées ». Nous avons eu
une nuit magnifique au mouillage avec un vent nul, une mer d’huile, une
température très douce. Ce matin, à nouveau
un petit tour de Zodiac pour accompagner
et aider 4 plongeurs qui continuent leurs relevés photos. Les
profondeurs sont toujours aussi faibles, mais cela semble être le prix à payer
pour rencontrer les espèces visées. Ils ont néanmoins découvert ce qui semblait
être une épave ou une construction à base de ciment et de bois, sans en
déterminer la nature. Quelques « pierres de feu » ont également été
collectées (voir sur le site changing oceans – le journal du bord –
rubrique : « petit mais enchanteur, le parc de Jasmund »- que
nous avons écrit à deux mains avec Sabina). Et nous refaisons route vers un
autre site un peu plus abrité, car le vent est monté à 10 nœuds. Était prévue
une plongée de nuit, qui, si le vent persiste, ne pourra avoir lieu.
Petite amélioration en haut de
page, et sur chaque jour vous pouvez « réagir » au journal en
m’écrivant directement …
15
Juillet (15h) : Le grand plaisir de cette expédition, ce sont les
rencontres. Hier soir, sur le bateau rencontre avec un chef d’orchestre et musicien hongrois,
partiellement paralysé, atteint par la madalie de Parkinson, mais jouant de la
flûte traversière et donnant des concerts dans des églises : oui, y a des
phénomènes sur cette planète…
Autre rencontre faite sur le quai: Victor, le
capitaine d’un bateau qui fait du charter pendant les 3 mois d’été, et qui
était plongeur professionnel. Il est le premier à avoir atteint dans les années 70 la
profondeur de 328 m avec des bouteilles
(oxygène et hélium). Il a travaillé pour la COMEX (et parle un peu le
français), des plate-formes pétrolières norvégiennes, fait de la pose de
pipeline et soudure à 100 m de profondeur, été capitaine de sous-marin. Cerise
sur le gateau, il a un chien qui s’appelle Alexandre et qu’il a dressé pour
aboyer sur les gens au son du mot...Pollack ! Les polonais émigrent en masse vers la Suède
et sont envahissants. De fait, pour s’en
protéger, Victor s’est amusé à entrainer son chien de cette manière. Inutile de
dire que j’en menais pas large quand je luis ai dit que j’étais d’origine
polonaise. Ca ne nous a pas empêché de finir
la soirée en chansons (suédoises) de marin. Précisons que son bateau prêt
à accueillir 20 personnes avec bar , salon en cuir et divers aménagements kitch est aussi équipé
sur le pont de bière pression et de grandes tables…Il m’a raconté des histoires
de sauvetage de sous-marin, de plongées dans les ports, de rencontres de plongeurs, et bien
d’autres qui vaudraient d’en faire un recueil. Je suppose que je me suis couché
tard, n’ayant pas de montre.
L’arrivée au port a été musclée, le vent s’étant
levé et ayant forci. Après avoir mis pied à terre, je suis allé me régaler de
matjes brot (poissons marinés servis avec du pain et des légumes), d’un fisch
and chips du coin (excellent) accompagné
d’un verre de vin blanc sur la terrasse ensoleillée d’un petit restaurant. Quel
délice !
Aujourd’hui ressemble à hier : même programme
de plongée qu’hier, sauf que je me suis recouché et dormi jusqu’à 13h.
A cette heure, je me prépare à ré-embarquer dans le
Zodiac pour accompagner les plongeurs de l’après-midi, le matin ayant été très
mince en découvertes (les moules ne semblent pas être un sujet scientifique et
d’aventure particulièrement excitant) malgré une meilleure visibilité, excusez
du peu, de l’ordre de…3 mètres !
Inutile de dire que cela ne m’incite pas à plonger, d’autant que j’ai eu une
petite sinusite persistante.
14
Juillet (18h) : Journée sous un soleil radieux. Pas de plongée en ce
qui me concerne. J’ai décliné en raison d’un mal de tête et de sinus un peu
bouchés. Mais néanmoins, cet après-midi j’ai assité les plongeurs du muséum,
autrement dit une bonne longue ballade en Zodiac (genre chevauchée fantastique)
parce que j’ai le permis bateau, mise à l’eau des bonhommes et bronzage pendant une heure. La côte de
Jasmund , vue de plus près qu’hier , est vraiment magnifique , des falaises
majestueuses , des petits sentiers pédestres, peu de monde , des maisons ou cafés cachés dans la verdure, des
plages de galets ou de sable où peu de touristes se prélassent au soleil.
Endroit charmant. Mes occupations plus sérieuses ont consisté à trouver de la
matière pour les 2 textes relatifs à ces 2 journées sur Jasmund pour le blog
Antinea, et à travailler un texte pour une vidéo. Ce matin, a première plongée s’est déroulée
depuis le bateau. Selon les plongeurs, la visibilité est de 2 m… Moules, gobies
et quelques crabes, une anguille ou deux, quelques algues, même les
photographes du musée regrettent la Méditerranée. Retour à Sassnitz. Demain,
les choses vont évoluer : météo moins bonne, vent de face, peu d’abri… va
y’avoir du sport.
13
Juillet (18h) : Nous sommes arrivés hier soir au port de
SASSNITZ où nous avons passé la nuit et discuté du programme et des préparatifs
de la semaine. Aujourd’hui une petite
navigation nous a conduits le long de falaises crayeuses dans un parc national
près de JASMUND, une île ou plutôt presqu’ile
conservée, et où nos scientifiques ont fait deux plongées, l’une sur une
épave récente (1 an) et l’autre surr un site où ils espéraient, en dehors des
constitutions de base de données, trouver de vieux canons : …nous avons un
archéologue parmi nous. Mais aussi un médecin, un photographe free-lance et
pour la journée une journaliste du journal de plongée TAUCHEN, très connu en
Allemagne, ainsi que le directeur du muséum de STRALDUND en personne. Je
n’ai pas participé aux plongées et ai mis en boite la 22eme chronique, bien que
la 21eme ne soit pas achevée. Temps orageux, mais pas bien méchant aujourd’hui.
Nous naviguons à cette heure vers le port avant de reprendre notre programme
dès demain matin. Je regrette de ne pas comprendre l’allemand. Cette semaine,
auucn ne parle l’anglais couramment ou facilement, un seul s’exprime avec quelques
phrases en français, mais les conversations d’ensemble sont la langue de Goethe
et me mettent à l’écart. La journée a
été longue. J’ai plus passé de temps sur mon PC que sur le pont. Nous sommes 15
à bord et à la limite de capacité du bateau
(Le max etant 14 personnes à bord). Et pour le repas
du soir, on retrouve saucisses et pommes de terre…Je dois avouer que j’en fais
une indigestion à les voir, surtout après les 2 semaines passées à Kiel. Et
pourtant ce n’est pas fini…Autre sujet interessant : le muséum et
Greenpeace ont un veritable partenariat avec prise de décision commune,
autrement dit un sponsor peut être refusé par Greenpeace qui a droit de regard
sur les décisions. C’est du jamais vu et cela ne se verra sans doute jamais
dans un pays comme la France !
12
Juillet (18h) : Ca démarre sur les chapeaux de roues. Arrivé à 20h
hier soir, je suis immergé directement
dans sla visite (partielle et privée) du musée océanographique de
Stralsund, qui est tout simplement magique, à la fois extérieurement (prix
d’architecture) et intérieurement (élu le musée de l’année). Je finirai par
boire et manger gracieusement devant le musée devant un écran géant diffusant
la finale de la coupe du monde de foot et en compagnie de nos amis
scientifiques. Ce matin, après une visite à pied de Stralsund (classée au partrimoine mondial et très pittoresque) je
suis retourné au musée pour explorer plus amplement les salles. Très belle mise
en scène, explications en anglais, thèmes choisis et une immense salle dédiée
aux cétacés en collaboration avec Greenpeace Germany. A 11h, nous étions
invités à l’inauguration officielle d’une nouvelle attraction : l’arrivée
de neuf pingoins d’Amérique du Sud (Pingoins de Humbolt). Pot et petits fours.
Et vers 13h, nous avons rejoint le bateau pour prendre la mer pour notre
destination de demain où des plongées seront organisées. Cette semaine, le
programme va essentiellement consister à collecter photos et videos pour le
muséum, ainsi qu’alimenter une base de données en biodiversité. Quatre
scientifiques sur 5 sont à bord, dont une personne de Greenpeace Germany. La
température est très chaude et la nuit a été insoutenable. Fort heureusement,
prendre la mer nous apporte un peu de fraicheur.
11
Juillet (16h) : Je suis sur le chemin du retour, vers le bateau je veux dire, en attente à Hambourg avant encore 4/5h de
train pour Stralsund, ma destination finale. Pas de chronique cette semaine, mais
un contact radio / TV suisse, une interview pour une radio le 15, et un rapport
écrit et envoyé à Antinéa, et un peu de préparation sur les sujets à
venir. La semaine fut bien occupée et
est passée très vite. Pas le temps de me reposer. Les semaines à venir se
dérouleront toujours en Baltique selon un itinéraire
modifié mais prévu. Pour le voir, c’est ici.
02
Juillet : Nous sommes
partis vers 4 h du matin pour rentrer sur Kiel. Navigation sans histoire de 8 h
sous un soleil de plomb. Nous avons effectué la remise sur remorque du Zodiac
de greenpeace à Laboe et somme rentrés au bateau. Soleil de plomb. Demain est
annoncé le jour le plus chaud de l’année (d’où ça sort ça ?) par la radio
NDR1 (qui nous a interviewés sur les endroits où il ferait frais ! Un
comble !). Après le nettoyage du bateau, j’ai rejoint un hotel pour
rentrer pour une semaine sur Grenoble. Le planning a été chamboulé. Je retourne
le 11 Juillet sur Stralsund pour une autre mission scientifique d’une semaine,
et finirai le 31 juillet à Brême pour
une semaine de break avant d’attaquer du 8 aout au 10 septembre la dernière
partie de l’expédition.
Je stoppe donc temporairement ce journal de bord et
vous donne rendez-vous le 11/12 Juillet. Et n’oubliez pas de consulter mes
dernières chroniques (19
et 20) et les galleries de photos (page suivez-moi).
01
Juillet (14h30) : Il fait chaud, très chaud. Pas un poil de vent. Nous
sommes à l’ancre. Ce matin, plongée de 5 mns avec 2 scientifiques
« débutants » en plongée. Je les ai conduits par la main (réellement)
sur un fond de 12mètres, où ils ont pu collecter de nombreuses espèces et des
échantillons pour leur Muséum. Celui n’a pas de bateau, hormis quelques
Zodiacs. Il est donc important pour eux de faire cette expédition qui leur
permet de voir plus lon et plus profonds la teneur en biodiversité du milieu, de
collecter ppour compléter les collections du muséum, et de faire un travail
d’analyse multi-discipline. Malgré une visibilté réduite à 1,5 m, et des
conditions de plongée difficiles (Essayez donc de stabiliser un gars de plus de
100kgs d’un coté qui ne sait pas se servir de son matériel et une fille en
combinaison étanhce qui flotte comme un bouchon…) Mes mains ont été très
serrées aujourd’hui. Serais-je devenu un homme important ? La remontée fut épique. Heureusement que les
conditions de plongée ne nous faisaient prendre aucun risque sérieux. En tout
cas, tout le monde est content. Cet après-midi, exploration en snorkeling de la
cote rocheuse où ils espèrent trouver plus de biodiversité.
30
Juin 2010 : Départ d’Aero avec à cette heure (10h30) un draguage de fond pour
prélèvemetn sceintifiques, pour nous rendre ensuite dans une autre ile nous
arrêtant au préalable pour une plongée telle que décrite ci-dessous (les autres
scientifiques se contentant du palmes masques tuba)…Et effectivement c’est une
plongée à quatre, qui se déroule dans des conditions de houle, mais sans
histoire , organisée de manière pro, et qui tient tous ses objectifs :
prélèvements, timing (45mns de plongée), photos, vidéos, etc…en dépit d’une
visibilité médiocre d’environ 3 mètres. Le milieu est un écosystème totalement
eutrophysé avec des moules, des crabes, beaucoup d’étoiles de mer, de la
vase, et des méduses en pagaille !
Ce milieu s’est constitué en raison de l’absence d’oxygène visible
extérieurement par une eau verte formée par une « poussée » de
phytoplancton due aux pollutions de l’agriculture (engrais) via les fleuves. Ca
en dit long sur le devenir du fond des mers en bordure de côte aujourd’hui et
demain si nous continuons cette agriculture intensive à base d’apport massif d’engrais.
Ce milieu reste néanmoins très intéressant car encore jamais vu de près en ce
qui me concerne, avec des surprises sur la cohabitation entre des centaines de
crabes, d’étoiles (Les unes étant déchiquetées par les autres), des méduses
urticantes ou pas, et des moules par touffes, sans algues car soit étouffées soit de très petite taille.
Après cette plongée, le bateau reprend sa route et
rejoint Faaborg, village plus important que la veille, avec de nombreux grands
et beaux voiliers traditionnels. Je fais un tour en ville qui est, et ce n’est
pas une surprise, très mignonne et proprette. Je fais des photos dans le soir.
Nous en profitons pour gouter les spécialites locales de poissons marinés
servies sur une tranche de pain avec des oignons et une feuille de salade et un
peu de beurre. C’est bon ! Nous sommes abordés par un danois qui nous
parle de la France, du foot et du changement cliamtique : il nous précise
que l’hiver dernier a été rude la mer ayant gelé sur plusieurs kilomètres permettant de rejoindre à pied une ile
proche, ce qui ne s’était pas vu depuis 1996 et était rare. Après un petit
repas en commun, nos scientifiques vont poser un hydrophone aularge pour
enregistrer les marsouins. Ils récupèreront leur hydrophone demain matin. De
notre coté, on refait le monde dans le seul bar encore ouvert après 21h, mais
peu accueillant. La ville est maintenant morte, à croire qu’on y a évacué tous
les habitants. C’est en rentrant que l’on découvre que sur le bateau avec lequel
on est accouplé une douzaine de seniors allemands chantent à tue tête des
chansons de marins dans plusieurs langues en buvant de la bière pression (ils
sont équipés les bougres !). Je regrette de ne pas connaître l’allemand.
La maîtrise de la langue est clairement indispensable pour entrer en contact.
J’en fais quelques enregistrements que je ne manquerai pas de partager plus
tard.Et maintenant au dodo : nous sommes le 1er, 00h40. Plus
qu’une journée avant de rentrer chez moi pour quelque temps à terre pour préparer la suite des événements.
29
Juin 2010 : Après un transit sans histoire et une bonne nuit, j’ai découvert au petit matin l’ile de
l’archipel Sud du Danemark où nous sommes arrivés. Son nom est Aero, avec un
village charmant avec des petites maisons
style « contes d’Andersen », des intérieurs coquets et chauds
visbles depuis la rue, une zone piétonne ( !) avec des petites boutiques.
Aucun problème de communication : tous parlent l’anglais. Je me suis rendu
à la bibliothèque (seul accès internet de l’île à temps partiel) où j’ai chargé
ma 19ème chronique (voir la page Chroniques). Pendant ce temps là, les
problèmes techniques (compresseur de plongée, remplissage de bouteilles,
préparation des expériences) se sont résolus. L’après-midi, les
« plongées » des scientifiques se sont déroulées sans moi, faute de
place sur le bateau. Bien m’en a pris, deux
sur trois sont inexperimentés en plongée, ce qui a donné à 2 plongées de
5mns (!!) dans 6 m d’eau (la profondeur n’est pas une surprise car ils etudient
des écosytèmes peu profonds). Mais visiblement il y a eu des petits problèmes.
Ce qui entraine un changement de stratégie pour demain, puisqu’un seul
scientifique(le meilleur et le chef de misssion) plongera, assisté par votre serviteur,
et deux autres plongeurs d’Antinea,
caméraman et photographe, seront de la partie ainsi qu’un responsable du Zodiac
et un chargé de projet Antinéa en
surface (Etude par doppler pour le Diving Assurance Network).
J’ai fait le repas (les papillotes au four c’est
moi, -je n’en ai pas parlé- mais la cuisine
est à tour de role, comme les tâches communes, ménage et cie) puis nous
sommes allés prendre une bière dans un pub de l’ile tout à fait charmant. Et
là, rencontre avec nos voisins (Nous sommes à couple avec leurs bateaux) , l’un
qui vit sur un bateau depuis 3 ans , seul pour le maintenir en attendant sa
conversion an bateau de plongée pour 15 personnes, et Maria et Jacob qui sont habitants de l’ile mais qui vivent à
quai sur un ferry ( !), de petite
taille, mais très conséquent en espace pour deux personnes et transformés en villa avec lepont avant en
terrasse salle à manger , et le pont arrière en cour de jeu et d’évolution pour
leur chien et leurs deux chats. Longue discussion tard dans la nuit sur
l’écologie, les pêcheries de la Baltique, les pratiques ancestrales (les
pêcheurs étaient spécialisés dans l’anguille, mais elle a pratiquement disparu
et sa pêche est extrêmement réglementée.)
Bref, que du bonheur de rencontrer des gens qui sont
à des années lumière de la vie en ville, de la consommation, avec un style de
vie cool et très accueillant (bière et
alcool locaux servis pour partage et découverte de la culture locale…). J’ai
oublié de dire que Jacob est...postier. Avec son petit bateau, il va chaque jour
d’île en île.
28
Juin 2010 (14h) : Ce matin, arrivée des 5 scientifiques à bord pour
une semaine de plongée pour faire des prélèvements. Chacun d’entre eux est un
spécialiste (marsoin, poissons, crustacés, etc..). Visite à bord égalment d’un
scientifique de renom le Dr Reiner Froese, avec qui j’ai pu discuter très
amplement des pêcheries sous label MSC,
et de l’aquaculture durable. Et nous partons à l’instant en direction du Nord
pour un archipel près du Danemark. Photos à venir dans la section photo pour la
parade des vieux gréements, feu d’artifice …Le temps est chaud, très chaud …
rien à envier à la Méditerranée. Mais je ne dirai sans doute pas cela demain
pour les plongées …
27
Juin 2010 : Départ vers Hambourg en voiture de location qu’on a récupérée vers
10h30. J’ai fait le chauffeur toute la
journée. Arrivé à Hambourg : 16h…pour 94 kms ! 30 kms de bouchons
inattendus. But : récuperer un Zodiac pour les plongées à venir cette
semaine (7 plongeurs) prêté gracieusement par Greenpeace Germany. J’en ai
profité pour voir le matériel maritime du centre. Impressionant de voir les
Zods, GP alignés, rapiécés avec leurs moteurs surdimensionés par rapport à des
utilisations classiques. Retour plus court aux sons du match Allemagne-UK (4-1 pour les amateurs) avec le déferlement
dans la rue de plusieurs milliers de personnes dès notre arrivée à Kiel. A tel
point que le centre ville étant bloqué, nous n’avons pas pu mettre le Zodiac à
l’eau à Kiel, mais à La boe une localité avec un charmant petit port de plaisance
et des personnes très sympa qui nous ont aidé pour la mise à l’eau, la remorque
et autre. Nous n’étions pas préparés et ce fut une petite expérience technique
… Retour à 21h sur le bateau. Rapide sandwich (On n’a rien avalé de la journée)
et …feu d’articifice géant, avec Fleur de Passion aux premières loges :
rien entre le bateau et le feu d’artifice tiré sur l’eau, la lune en second
plan, une pression sonore démente avec des pluies d’étoiles. Un autre grand
moment, car je n’en ai pas vu de plus beau. Et la fin de soirée s’est terminée
par la visite d’un très grand voilier – de luxe- pour 200 personnes (Golden
Leo) qui faisiat palir notre bosco, tellement il était beau et bien entretenu.
Sur le retour, une famille d’allemand rencontrés fortuitement (des dizaines de
bouteille de champagne à leurs pieds alors que la bière est nettement plus
commune) nous a offert... une coupe de champagne sur le port, avec le soleil
levant d’un coté avec des couleurs magnifiques et la lune rousse dans un ciel noir de l’autre.
Nous avons chanté ‘ tannenbaum’ – mon beau sapin - en chœur, seule chanson
commne de notre répertoire.
26
Juin 2010 : Extraordinaire journée sur l’eau. Imaginez des centaines de voiliers
traditionnels de 1 à 4 mats de tous les pays environnats rassemblés et visibles
partout dans votre cahmp de vue. C’est une impressionnante armada qui a défilé
pendant plus d’une demi- journée. Un monde impressionnant sur les berges pour
suivre cette parade, avec (Eh oui !) des rencontres sur l’eau. Par exemple
l’HYDROPTERE, bateau français détenteur de plusieurs records et qui peut filer
à plus de 100km/h avec ses foils déployés. Nous avons assisté à un changement
de team sous notre nez, et une conversation en français s’est engagé. Devinez
sur quoi : sur la bouffe ! Et les mérites de notre cuisine par
rapport aux sandwichs locaux …
Après la
parade, nous nous sommes séparés de nos lycéens, un coup de nettoyage du
bateau, et une bière entre gens
d’équipage après cette semaine consacrée au projet socio-educatif… et pour
finir cette belle jounée , nous fûmes invités à une grande fête donnée sur un
bateau avec tous les équipages : une fête de pirates, bateau décoré en
pirates, tous les équipages costumés en pirates, maquillés , grimés..Et
boissons de pirates, musique et chants
de pirate (Ben oui !). Ca s’est terminé au petit matin le 27. Plein de
rencontres avec des danois, estoniens, allemands bien sur, mais aussi des rouleurs de bosses (on sait plus quelle est
leur vraie nationalité). Une soirée mémorable …
25
Juin 2010 (20h30) : Rentrée vers 14h de notre navigation. De
retour, continuation des présentations
sur les pollutions, la surpêche et
l’éco-consommation avec 2 autres étudiants, sur leur demande. Des
questions, très bons signes, tout ça … la semaine n’aura pas été vaine. Ils en
ont appris plus sur le monde marin en une semaine que durant toutes leurs
études. Nous avons toujours un temps au grand beau et chaud. C’est la fin de
semaine, et l’animation est de nouveau maximale sur les quais. Pas de sortie tardive.
Demain est un grand jour : ce sera la parade des vieux gréements dans
laquelle nous allons défiler derrière le Kruzenstein que j’ai visité cet après midi (un énorme
voilier russe avec d’énormes mats
rigides métalliques et 84 hommes pour
hisser les voiles ….)
24
Juin 2010 : Grasse matinée après une soirée irlandaise arrosé d’un cocktail avec Arne
et Dominique et une fin de soirée entre gens de voile des pays de
l’Est (Pulpitch !). Journée passée à régler les détails du bord,
achat de nourriture, de lecteur DVD
pourle bord, de résolution de logiciel de navigation, arrangement divers
notamment pour le bateau devant remplacer notre zodiac la semaine prochaine et
prêté par Greenpeace. Bref une journée de repos avant d’appareiller le soir pour une navigation de nuit qui fut très
calme avec très peu de vent. J’en ai profité pour faire une initiation
théorique à la plongée aux adolescents interessés durant le soir, et puis plsu
tard en quart de nuit, une présentation sur les menaces pesant sur les requins
avec 2 étudiants dont c’est le thème de
travail et qui me l’ont demandé. Ca fait plaisir ….
23
Juin 2010 (21h30) : Hier, le 22, sortie à la voile sous un temps
radieux. Prélèvement de plancton, mesure de salinité et de température récolte
d’echantillons du fond faites par nos
lycéens à bord et également une classe de jeunes allemands présents sur le bord
avec leur professeur. Une belle journée en soi.
Aujourd’hui,
nous sommes allés toujours avec tous les jeunes à une visite priviligiée
du Museum zoologique de Kiel puisuq ele directeur nous a lui-même commenté les
fifférentes salles (et en anglais) Je me suis régalé et ai appris de nombreuses
informations sur les cétacés. Après un rapide pique-nique, nous nous sommes
rendus en bus à l’extérieur de Kiel sur une très jolie plage où Giulio (de la fondation Antinea) a fait un
petit cours d’ecologie cotière qui fut apprécié par tous les lycéens avec de
très bons feedback. Après une petite glace méritée sous un soleil de plomb et
quelques heures de marche depuis le matin, nous sommes rentrés fourbus. Et en rentrant, je retrouve mes amis Arne
(HP) et Dominique, présents à Kiel, pour
leur faire la visite du bateau. Donc un bilan excellent : du grand beau
temps, des informations intéressantes, le tout dans une bonne ambiance. Et ce
soir, match de foot Allemagne – Ghana, chaude ambiance chauvine, avec juste à
l’instant, soit un but ou une occasion de but : toutes les cornes de brume
et autres klaxons de tous les bateaux retentissent ….
21
Juin 2010 (17h) : Sortie ce matin avec le Dr Pfanzer, spécialistes des
marsouins. Il faisait très beau, pas assez de vent pour le bateau, mais assez
pour ne pas pouvoir voir les marsouins.
Nous avons appris beaucoup de choses sur les marsouins en Mer
Baltique. De l’ordre de 10 000
individus, la population a décliné fortement, et même si il ya une prise de
conscience locale et des formes de
protection engagée, il semble qu’il n’y ait plus qu’entre 150 et 1000 individus
au maximum. Nous étions aussi censés traquer un rorqual récemment apparu près
de Kiel. Manque de pot : il est décédé ce weekend par échouage sur une
cote. Pas facile de faire partie du monde marin…
Dans l’après-midi, nous avons visité l’aquarium de
Kiel. Le nourrissage des phoques, même s’ils sont très mignons, a malheureusement
(c’est mon point de vue) l’allure d’un numéro de cirque. Cependant, les
aquariums, même peu nombreux, représentaient les espèces et les écosystèmes
locaux fidèlement. Intéreressant, même si ce n’est pas Océanopolis. Et à cette
heure, nous nous préparons à un coktail donné sur le bateau pour les parrains
de la mission en Baltique.
20
Juin 2010 (23h) : Nous somme sortis en mer pour la journée. Pas
d’objectif précis. Juste faire de la voile.
Nous n’étions pas les seuls : des dizaines de
voiliers, voire des centaines ont eu la même idée. Le soleil était de la
partie. Un plan d’eau avec des voiles sur tout l’horizon. Pas facile pour le
skipper, mais très agréable pour nous.
Très belle journée, où j’ai initié nos ados aux
océans et à l’impact du climat sur ceux-ci. Tout le monde a trouvé sa place sur
le bateau. Plein d’échanges avec les nouveaux venus, y compris le staff
d’Antinea : Niels et Caroline
arrivés hier sont respectivement chef d’expédition et intendante (et
quatrième marin) pour la mission en Baltique qui durera plusieurs semaines.
Niels est également photographe,
plongeur, et très calé sur les océans. En plus d’être un garçon
organisé. Il a pris une année sabatique pour Antinéa. Caroline est juriste.
Après deux mois de navigation l’année dernière, elle a rempilé pour la saison,
a déjà effectué 2 mois et sera présente jusqu’à la fin de l’expédition, qui,
mainteant, se trouve fixée Mi-Septembre, hors convoyage vers la Méditerranée,
Antinéa n’ayant pu obtenir les fonds nécessaires à la mission initialement
prévue aux Canaries. Soirée calme, puisque je suis devant mon PC à écrire ce
journal… et que je prépare un texte pour le blog en l’absence de Sabina, notre
responsable communication web et photographe du bord.
19 Juin 2010 (10h30) : Ce matin, changement de génération : départ de nos
deux vieux amis (Et pas nos deux amis vieux) et arrivée de 6 ados et de leur prof pour passer une semaine sur
le bateau. Ce fut une journée d’acclimatation réciproque à la vie sur le
bateau. Encore un peu de travail pour
moi.
Le
soir a été pour moi (mais je ne suis pas
le seul) un total consternement devant des milliers de personnes, marchant dans
les rues, ou sur es quais, vomissant
partout, femmes avec bouteilles d’alcool à la main, hommes urinant le long des
rues ou sur les ponts en rang d’oignon. Il semble qu’ici, trois organes sont importants : la gorge
pour hurler, l’estomac pour encaisser la saucisse et les bières au décalitre,
et la vessie pour uriner. Quelle déchéance ! C’est à désespérer du genre
humain … Un samedi soir sur la terre peut être pas différent des autres pour
certains, mais un choc pour moi. Et je ne parle pas du verre cassé partout dans
les rues, ou des déchêts jetés un peu partout. Quand ils se lâchent, ils se
lâchent …Pourtant tout paraissait si propre, tellement sous contrôle en fin
d’arès-midi en centre-ville ou je me suis rendu pour découvrir hors des
quais l’ambiance locale.
18 Juin 2010 (8h30) : Départ effectué.Temps gris. Mais je dois mentionner que
la mer réserve des surprises dans la beauté et les superpositions des couleurs.
Les dégradés de gris, de bleu, d’argent
me font découvrir le ressenti des peintres qui ont tant reproduits la
mer. Qu’est ce que c’est beau ! Il faut aussi que je vous parle Luigi et
Alban, présents sur le bateau depuis une semaine. Ce sont 2 septuagénaires
vaillants (Ils ont vingt ans dans le cœur)
qui sont différents mais complémentaires. Tous deux suisses, Luigi est
italien d’origine, avec le parler fort, la générosité, la malice et le talent
de la cuisine du soleil. Alban, plus posé, curieux et fin connaisseur des
cultures et des gens est aussi espiègle. Deux profils différents, plein
d’expériences de vie, qu’ils partagent, et qui se sont trouvés une
passion commune : l’aviron, qu’ils pratiquent assidument (1000 kms par
an). Quelle leçon pour le futur! Je les
incris dans ma mémoire en espérant qu’ils m’inspireront. Nous avons emprunté le
canal jusqu’à Kiel, avec un paysage de campagnes, de joies villas,
d’instalations spéciales (des garages flottants pour le carénage des bateaux,
mais de très, très grande taille). Kiel est un grand port et une très grande
ville. Des dizaines des gréements étaient déjà présents, et dès le soir, des kilomètres de marchands de saucisses, de
bretzel, de bières sont installés le long des quais. Des concerts à chaque coin
de rue. Et un défilé permanent de population pour admirer tous les gréements
présents plus beaux les uns que les autres. Bon, je me suis tout de suite lassé
du hamburger, de la saucisse et du manque de variété, mais bon, un rassemblment
tel que celui-ci, qui verra son sommet lors de la parade des vieux gréements
samedi prochain ne peut que satisfaire
tous les amateurs de voile et de mer.
17 Juin 2010 (22h) : Grand calme ce soir (départ prévu demain matin à l‘aube).
Aujourd’hui je n’ai quasiment rien fait, sinon aller voir la plage de la ville,
avec des gamins qui se baignent dans une eau à 16°, sdes dames échouées en
monokini qui se bronzent à l’abri du vent du Nord dans des espèces de petite
corbeilles ou boite à 2 places toutes
tournées en opposition au vent.
J’ai
découvert un entrepôt Balsen (cacahuètes, chocolat, biscuits …). Je me suis
offert 7 plaques de chocolat pour 7€ et un seau de biscuits pour l‘équipage
pour 4€50 ! La bonne nouvelle, c’est que le soleil et le ciel
bleu ont été là toute la journée en même temps que le vent …cette ville de
52000 h est bien, bien calme. A part des éoliennes et des crevettes, il ne
semble pas y avoir des milliers d’activités ici.
Hier
soir, nous avons trouvé un seul resto
ouvert : un portuguais ! Et nous en étions les seuls clients :
ils ne servaient plus à 21h…à 10 mns près, c’en était fait…
16 Juin 2010 (18h30) : L’arrivée de nuit à CuxHaven fût épique. Port pour cargo
essentiellement, nous y trouvames une place à laquelle nous ne pouvions
accoster. Cela se termina par un déplacement dans un autre bassin, non sans
avoir eu quelques difficultés pour s’amarrer temporairement. Bref, à 1h30 du
matin, on se trouva une place à peu près potable. Le 15 matin, on a bougé vers un vrai ponton, avec eau et electricité
et à l’abri de la houle et du vent. Presque le paradis. Presque, parce que
CUXHAVEN est un trou. Le port est loin de la ville, même si nous disposons de
bicyclettes, et rien n’est ouvert, voire il n’y a personne après 21h nulle
part.
Nous
avons passé la journée à nettoyer le bateau et à faire des travaux d’entretien.
Et aujourd’hui, sous un grand ciel bleu ensoleillé, j’ai pu continuer les
préparations de chroniques. Pour la première fois, j’ai ouvert le seul livre
que j’ai emmené pour en lire quelques pages…
14 Juin 2010 (9h30) : Le quart de
nuit fut un festival de Zig-zags dans un univers impitoyable p.ur faire une
route en sécurité, entre la côte et le rail maritime. Un décor de Guerre des
étoiles, avec des vaisseaux illuminés
qui croisent dans la nuit noire
interstellaire, lançant pour certains
leurs salves de lumières. Des plate-formes d’extraction aux ferries , en
passant par les porte-containers et les bateaux de pêche, l’illustration (voir
en savoir plus) des impacts des
activités humaines prend tout son sens dans cette région, et corrobore les
résultats des scientifiques (cf. Ben Halpern dans ma chronique audio sur la
carte d’impact sur les océans). Néanmoins, chaque quart est l’occasion de
connaître un peu plus mon équipier, chef
de quart, et gréeur professionnel : un homme riche d’expériences,
pédagogue (j’en finis pas les leçons de matelotage), et même star :
« Le chasse marée », magazine des voiliers, lui consacre douze pages,
et il a même tourné dans un film avec
Richard BORINGER ! Riche, je vous dis, le bonhomme !
La
navigation continue sous un soleil timide, mais présent.
(21h)
jounée passée à regarder le temps qui passe. Un peu de quart, un peu de lecture
sur les aires mariens protégées, préparation des prochaines chroniques, nous
allons arriverde nuit en Allemagne à Cruxhaven, port totalement inconnu au
bataillon, où nous passerons trois jours car nous ne sommes attendus à Kiel que
le 18 et donc en avance sur notre planning. Au hasard des CD/DVD emmenés, j’ai
trouvé cela :;; ….
13 Juin 2010 (15h) : Après un après-midi ou j’ai galéré pour trouver un point
Internet (Merci à l’aimable tenancière du
café dit le Boui Boui à Calais – ça ne s’invente pas), un paquet de
frites, et une provision d’accents, nous sommes repartis en soirée vers 23h de
Calais. Les départs la nuit ont un coté magique, le mat balançant au milieu des
étoiles en pleine quiétude dans une eau sombre éclairée par les feux et les
balises. Depuis nous faisons route le
long des côtes belge et hollandaise. Nous somems à cette heure en face de
Rotterdam. Beaucoup de trafic, de porte-containers, pétroliers et autres
bateaux à l’horizon. Le temps est sec, un peu gris. Nous traversons également
des champs d’éoliennes très impressionnants. Il faut se frayer un chemin entre
tout cela. Le Prochain quart sera le
plus dur : minuit -4h du matin.
12
juin 2010 (17h): Nous
sommes arrivés à Calais tard dans la soirée vers 23h, mis à l’écart pour manque
de place au port de plaisance dans un bassin ouù nous sommes seul. Le skipper
Sébastien nous avait quitté à Cherbourg, remplacé par Vincent. Nous
apprenosn qu’ile st le papa d’un petit garçon, Zaccharie. Le soir même entre
minuit et 6 h, nous fêtons et célébrons l’événement, à la façon des marins dans
la ville de Calais. Je n’en dirai pas plus ici. Aujourd’hui jour de ménage et
de départ : 8 personnes partent, 2 arrivent, nous serons 7 à bord pour
faire le convoyage de Calais à Kiel. Beau temps aujourd’hui. Soleil. Calais est
une ville animée et gaie. Je suis de retour à mon univers Chti mi…
11
juin 2010 (16h): Nous sommes partis
hier de Cherbourg vers 16h. Vent de 20-25 nœuds de face, courant puissant
derrière, houle courte et cassante qui fait monter et descendre le bateau dans
les montagnes russes. Temps gris, qui deviendra pluvieux : une vraie
rincée que je ne verrai pas. La houle, le froid, les odeurs, auront raison de
moi : comme dans la chanson de Renaud, j’ai vomi tout mon quatre heures
(des cookies au chocolat …) Je craignais la Manche : j’avais raison.
Perfide, c’est après Cherbourg qu’elle nous a réservé ses caprices. Je suis
allé me coucher avec mon seau au début de mon quart de 20h pour ne réapparaître
que ce matin vers 8 h pour le suivant.
Plus de pluie, mais quel froid à la barre (elle n’est pas protégée par
un cockpit et il n’y a pas de pilote automatique. Me baissant sur un bout pour
le ranger, j’ai failli défaillir. Mais, mille millions de mille sabords, j’ai
tenu à ne pas redevenir l’ectoplasme de cette nuit. Mais je ne me suis pas fait
prier pour retourner me coucher après le quart
vers 12h. Je n’ai pas été le seul à être livide. Les vaillants, même les
plus aguerris ont été rincés et fatigués.
10 juin 2010 (11H): Et enfin un point wifi au yatch club : on en
bénirait presque le vent mauvais pour tout ce confort …Le départ est prévu pour
16h/17h vers Calais. J’envoie ma chronque sur le goëmon et mets à jour les
sites avant de rentrer sous un petit crachin. Il paraît que c’est l’été,… ici
aussi. En partance j’ai fini ma séquence de présentation à nos 5 compagnons de
« Trajet » sous les
applaudissements. Le message passe. Peut être
de nouveaux ambassadeurs des océans. En attendant le vent monte, la
houle aussi.
9
juin 2010 : Journée qui
démarre à 4h pour un quart de 4 h. Nous naviguons la nuit et passons prés de
Jersey et Guernesey. Croisons des énormes ferrys. Nous mouillons au petit matin
à Sark, près d’une côte sauvage attendant le moment propice de la bascule de
courant. On redémarre l’après –midi mais une annonce de grand vent nous fait
rejoindre le port de Cherbourg, bien agréable, où une douche chaude est la
bienvenue.Après une bolo, une longue nuit réparatrice nous mène en milieu de
matinée.
8
juin 2010 : Départ vers
Calais. Il ne pleut plus. Enfin. La nuit m’a paru courte. Les quarts sont fixés.
Je démarre à midi pour 3 heures, et reprendrai de 18 à 20h, avec, en fin de
quart, préparation du repas du soir. Le
matin, je fais une première séance de sensibilisation aux menaces qui pèsent
sur les Océans à nos comparses du
moment. Le soleil s’est levé. Il fait doux sous le vent.
Mais
cela ne dure pas. Rappel : on est encore en Bretagne ….Nous naviguons.
7 juin 2010 : Ce matin, départ vers 7h30 pour retourner à Lanildut
où j’ai arrangé, via le directeur de
l’usine de traitement d’algues, une nouvelle sortie avec la Société nationale
des Sauveteurs en Mer pour voir les phoques, mais surtout les filmer. Le ciel
est bas, gris, nous ne sommes pas à la meilleur période de marée, il y a du
courant. Nous rencontrons un premier phoque magnifique sur un rocher, mais il
se met à l’eau. Puis non loin d’une balise, nous en voyons 5. On se met à l’eau
(Brr ! heureusement les combinaisons font leur effet) en palmes / masque
/tuba. De magnifiques laminaires, dans lesquels on s’empêtre les palmes, éclairent les eaux sombres. Pas de
phoques : ils se sont furtivement enfuis ou cachés. La vidéo révélera un
phoque que Léo n’a pas vu, un autre qui passe en vitesse à quelques mètres. Je
n’ai pas de photos, j’en ai vu un à quelques mètres en surface, mais très timide.
Nous rentrons à Brest, grâce à Malissandre de Greenpeace Brest qui nous ramène
gracieusement et on appareille pour Camaret (pas de curé, pas de filles …) à la
sortie du goulet de Brest où l’on mouillera pour la nuit. Premier grain,
premier coup de vent. On est trempé…. A
Camaret, je ne descends pas à terre et vaque à mes affaires. C’est fou tout ce
qu’il faut régler pour soi ou pour le bateau. Les journées sont longues, mais
elles me paraissent courtes.
6 Juin 2010 : Hier soir, dîner dans un restaurant : le
crabe-marteau. Principe : on vous amène un crabe sur une place et vous
avez un maillet pour le casser et le dépecer. Pêche directe fraîche. Je
découvre les huîtres de la baie de Morlaix,
le ‘fardun’, base de farine de siegle noir, et les usages et mots de
cuisine bretonne grâce à l’un de nos matelots originaire de Douardenez.
Ce
matin, sortie dans la rade de Brest où je fais de la prise de son lors des
manœuvres. Après-midi consacré à ma chronique radio depuis le bord, puis visite
de la Recouvrance, réplique d’un aviso
de 1817, entièrement décoré intérieurement comme à l’époque. Enfin en soirée,
nous acueillons nos 5 nouveaux arivants de la fond&ation Trajet dans le
cadre d’un projet socio- éducatif. Je termine la soirée avec Mélissandre une
militante de GP avec des échanges mutuels sur tout ce qui tourne autour de
l’environnement.
5 Juin 2010 : enfin une connexion web ! Je suis arrivé le
1er Juin à Brest après 10h de
voyage en train chargé comme un mulet .
A l’arrivée je découvre Fleur de Passion depuis le TGV. Il est beau le
bateau ! Familiarisation avec le bateau, et l’équipage (certains arrivent et d’autres
partent …). Longue journée. Le lendemain, départ pour Lanildut où nous attend
au petit matin un bateau de la SNSM (Sauvetage en mer) qui nous emmène près de
Molène sur un goëmonier ou nous tournons une vidéo sur la collecte des
algues. Une première rencontre avec un
home de la mer (44 ans dans le métier !), amoureux de son métier (retraité
mais toujours au travail), pas blasé et appréciant son environnement. Il faut
dire que les « cailloux » aux formes étranges, les ilôts proches, les
couleurs du cile de la mer de l’archipel
de Molène ne peuvent que ravir les
amoureux de la nature. Au retour le bateau de la SNCM, avec comme pilote un
autre vieux briscard connaisseur de chaque M2 de goemon nous fait passer tout
près de quelques cailloux ou nous trouvons …des phoques ! Ce sont des
phoques gris de toute beauté! Plein les yeux ! On rentre au bateau où nous
préparons une manifestation sur le bateau avec les représentants du sponsor.
Discussion à rpopos du traitement de l’algue en usine que nous irons visiter le
vendredi matin. Pour l’heure, en soirée, nous assistons à un repas de fin
d’année organisée pour le personnel où, dans une co-présentation, je passe mes
informations sur l’état des océans. Rencontre aussi avec le management qui
donne lieu à des échanges intéréssants. Le lendemain matin, visite de l’usine
de traitement d’algues ou nous poursuivons notre vidéo et où je réalise une
chronique avec le directeur de l’usine. Après cette visite (avec charlotte –
pas la fille, mais la protection- et la blouse de labo) retour au bateau pour
une fin de déjeuner–party sur le bateau avec le fournisseur de voiles.Vers 15h,
nous sommes accueillis par le directeur d’Oceanopolis, par cet aquarium de
Bretagne qui présente de manière très documentée et, ludique, trois écosystèmes
(tempéré/polaire/tropical). Une visite de trois heures riches en photo avec
interview du directeur, et aussi une rencontre impromptue à la sortie d’une
conférence avec une navigatrice, Anne Quéméré, qui donne lieu à une discussion
riche et humaniste avec cette pointe d’aventure et de passion qui caractérise
les gens de mer. Elle nous explique le kite-boat, melange de kayak, cerf-volant
et surf et ses 2 prochaines
expéditions l’une sur la banquise
(Dérive sur des morceaux de glace) et l’autre dans le pacifique sur kite boat
en 2011. Quelle journée ! Les débarquements se sont terminés sur le bateau
et nous nous retrouvons entre nous pour le repas du soir avec une bière des
faucheurs (anti-OGM) pour apéro.
Aujourd’hui,
le bateau s’est déplacé pour se mettre à quai près de la Recouvrance, bateau
mythique, que nous retrouverons à Hambourg et Amsterdam cette année. Nous
sommes amarrés entre l’Abeille BOURBON (remorqueur à poste 24 heures sur 24) et
La Recouvrance. Le bateau fera une sortie aujourd’hui à laquelel je ne
participerai pas car beaucoup de travail de montage audio m’attend. Les connexions sont problématiques : les
cartes 3G sont inopérantes. Fort heureusement, nous avons trouvé un point Wifi
gratuit dans un bar à vin. Et me voilà !
30
Mai 2010: Derniers bagages, (très encombrant entre
matériel de plongée, voile et affaires personnelles), dernières mises à jour et
préparation pour le départ cette semaine. Je n'ai pas encore réalisé que
je suis "offf" pour 5 mois. Ca va venir ...
17
Mai 2010 : après mes dernières vacances, retour sur
les chroniques radios. Je lis les emails du bord : ils ont croisé des
orques ! Incroyable on en oublierait les globicéphales, dauphins vus
précédemment. Plus que 2 semaines pour me retrouver à bord .Je suis comme un
gamin qui attend Noël. Mais encore plein de préparatifs : relancer pour les
combinaisons étanches, prendre contact à Brest, préparer mes affaires,
etc... Bonne nouvelle: je serai à bord une semaine de plus du 17 au 24 Juin.